Où sont passés les Critiques d'Art (fin)

Publié le par chercheur d'histoires

Extrait de l'ouvrage publié par Gerald SCHURR en 1985 : 'Les petits maîtres de la peinture"

Extrait de l'ouvrage publié par Gerald SCHURR en 1985 : 'Les petits maîtres de la peinture"

Où sont passés les Critiques d'Art (fin)

Par ailleurs, le même Hôtel proposait lors de cette vente un beau tableau signé "André JOLLY"

représentant une Bigoudène ... de Pont-Aven ?

JOLLY est le chou-chou à la crème de la concerv'atroce comme vous le savez sûrement.

C'est sans doute la raison pour laquelle la Gazette Drouot (encore elle ?) a consacré deux pleines pages de son numéro du 28 avril dernier à ce petit peintre du dimanche promu par sa muse : nouveau "Maître de l'Ecole de Pont-Aven"

L'article faisant aussi bien sûr allégeance à ladite muse :

"André JOLLY, dont l'œuvre connaît un très fort regain d'intérêt depuis sa rétrospective au musée de Pont-Aven (de la CC'ânerie pour être précis) en 2005, y est aujourd'hui encore célébré à travers l'une de ses toiles majeures, accrochée dans l'exposition " La Modernité en Bretagne"

Pour moi, l'autorité de Maître SCHURR reste de mise : 

JOLLY =  un copieur sur ses voisins : sans plus.  

Où sont donc passés les vrais Critiques d'Art ?

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A Drouot cette fois, c'est Henri MORET qui faisait le buzz de ce printemps des seconds couteaux

Aujourd'hui, ce n'est plus de la Peinture "bien de chez nous" mais la pommade adoucissante qu'on lui colle au dos que les grands amateurs d'art de la Bretagne acquièrent.
En effet :

Extrait de la fiche de vente du tableau de ce : Néo-Post-Impressionniste de l'Ecole de Pont-Aven, intiltulé

" Groix, Port-Mélite"

La touche est impressionniste, les couleurs semblent inspirées d'Îles paradisiaques sous les tropiques : une moisson de verts, franc, jade ou émeraude, et de bleus tout aussi chatoyants dans des tons de pierres précieuses. selon l'heure du jour ou la saison, la mer se pare de touches roses ou mauves, d'ourlets blancs par temps calme, de hachures crémeuses et grisâtres en cas de tempête. MORET a placé son chevalet sur le haut d'une falaise, ce qui lui permet de jouer avec la perspective plongeante et relevant l'horizon, ne laissant qu'une mince bande de ciel. Un motif souvent répété, dont il observe minutieusement les variations. Les masses vertes alternent avec des volumes jaunes pour les herbes séchées par le vent marin, orangés pour les rochers dorés par le soleil et, de-ci de-là, des rehauts groseille ou rose nacré sur les landes, des rouille-violine pour les rochers. Aucune âme à l'horizon, juste le peintre et son sujet ... etc.

J'arrête là. Il y en a trois fois comme ça à se farcir dans la Gazette : Le tout proposé pour la somme de 50 000 à 80 000 €

Où sont donc passés les vrais Critiques d'Art ?

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