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Le vernissage du musée

Publié le par chercheur d'histoires

Le vernissage du musée
L’affiche de l’exposition Poliakoff, d’un style très républicain : bleu, blanc, rouge, a attiré mon attention. Dans un musée aux tendances religieuses affirmées, il y avait peut être quelque chose de nouveau à découvrir. Mais au vernissage de cet événement,je n’ai découvert que du Poliakoff, celui que l’on retrouve toutes les semaine dans les pages de la Gazette Drouot, rien de plus.

Mon opinion est sans importance mais tout de même, j’a plus de 50 ans d’assiduité aux expositions présentées dans l’hôtel de ville–musée de Pont-Aven : une fidélité qui me permet, je pense, de formuler mon sentiment sur les nouvelles orientations de cet établissement.

Des expositions à la Poliakoff, ça fonctionnent comment ? C’est simple. Prenez le
catalogue
des expositions clés en mains et choisissez parmi les innombrables
possibilités l’une d’entre elles. Il ne vous reste plus qu’à signer un gros chèque,
accrocher les œuvres, et le tour est joué.

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Les entrées du musée

Publié le par chercheur d'histoires

Les entrées du musée !

La préoccupation première des dirigeants du musée est manifestement de faire du chiffre en nombre d’entrées. De la culture à la manière de l’audimat de la télé en quelque sorte :

40 % de progression depuis 3 ans avec 50 000 entrées en 2009 annoncée dans la presse.

Revenons un peu en arrière si vous le voulez bien.

Tout commence en 1959, première année des expositions artistiques payantes

à l’hôtel de Ville organisées par quelques amateurs d’art locaux  à l’attention des authentiques amateurs d’art qui fréquentaient le Pont-Aven de cette époque.

De 59 à 61, le nombre d’entrées fut en moyenne de 2500 visiteurs, pour un mois d’exposition (juillet). Les jours de pluie c’était l’affluence, les jours ensoleillés les gardiens

s’ennuyaient (j’y étais).

------------------------------------------------------------ Quelques noms à l’affiche ---Yves BRAYER, BERTHOMME SAINT ANDRE, CLAIRIN,  … en 59 – Emile BERNARD en 60 – SALVADOR DALI puis GAUGUIN et ses AMIS en 61

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Imaginez 1959 et 2500 entrées d’authentiques amateurs d’art en un mois, c’est une prouesse non ?

De 1961 à 1985 l’événement prend une forme plus officielle, mais toujours organisé et dirigé par des férus d’art réunis au sein de l’association Paul Gauguin.   

Je crois savoir que le nombre d’entrées, compte tenu de la qualité des expositions, s’accroît régulièrement, mais je n’ai pas de chiffres précis.

---------------------------------------------------------- Pour mémoire nous citerons ---

Gauguin et ses amis en 64 - Emile Bernard en 68- Moret, de Belay, Seguin en 69- Boudin, de Vlaminck, de la Villéon en 70 – Moret, Maufra en 74- Delavallée en 75 – Chamaillard en 76 etc …

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En 1984 la municipalité décide d’agrandir le petit musée étriqué aménagé dans le bâtiment situé dans la cour de l’hôtel de ville, avec pour objectif affirmé :

Recevoir 100 000 visiteurs par an.

Cet objectif a été atteint deux fois lors d’événements exceptionnels difficilement reproductibles : en 1986 pour le centenaire de l’arrivée de Gauguin à Pont-Aven, et en 2003 pour le centenaire de la mort du même artiste.

En 2009 (été pluvieux) le musée a reçu 50 000 visiteurs. On est encore très loin des ambitions annoncées non ? Alors pourquoi vouloir à tout prix agrandir démesurément ce musée qui n’a pas encore fait toutes ses preuves, malgré la très grande qualité des expositions présentées par Mme PUGET et ses prédécesseurs.

L’agrandir pour y mettre quoi de plus ?  Nous connaissons les bulles immobilières, financières, ou encore celles du marché spéculatif artistique aux conséquences dramatiques mais les dirigeants de Pont-Aven n’en ont pas cure. Leur manque évident d’attaches culturelles avec Pont-Aven les pousse par vanité à faire dans la surenchère propre à créer une bulle culturelle touristique qui finira par exploser. 
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Bouillon de culture

Publié le par chercheur d'histoires

Bouillon de culture
Tôt ou tard, cela devait arriver. Le musée commence à commercialiser des bols pour touristes.
Les marchands de soupe, après avoir envahi les rues, investiraient-ils le musée ?
A moins que ...
... cette initiative soit la première phase d'un ambitieux projet : L'installation à
l'entrée de l'établissement d'un distributeur à sous de bouillon de culture.
Absorber une petite tasse de boisson chaude au musée, c'est toujours ça de gagné non ?
Et puis, mais pour plus tard, dans ce gigantesque futur musée, imaginer l'installation de
la toute dernière fabrique de gâteau breton à consommer sur place.
Le fameux gâteau breton de l'hôtel Julia évidemment.
La recette est perdue, mais, quelle importance, à Pont-Aven tout est véritable
et authentique, vous le savez bien.
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zorro est arrivé

Publié le par chercheur d'histoires

zorro est arrivé
(moulin sans s)

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carte postale n° 9

Publié le par chercheur d'histoires

carte postale n° 9
Dans la série : Pont-Aven, urbaine et paysagère en 2010.
La sauvegarde de sa rivière
Comment ne pas penser d’instinct à la sauvegarde de sa rivière, défigurée par endroits par de profondes blessures ?. L’histoire des habitants est liée étroitement avec celle de l’Aven. Les traces visibles de cette histoire disparaissent lentement mais sûrement de cet incomparable décor naturel. Le coup d’œil vaut mieux qu’une promenade lèche-vitrines dans la ville, non ?
Penanroz.jpg 

Je pense en particulier aux déversoirs des anciens moulins et leurs jeux de vannes. Les pierres se déchaussent les unes après les autres. Sachant que chacune d’elles correspond à un paragraphe de cette histoire, les dégâts sont immenses. Sauver les déversoirs ce serait déjà un peu sauver le  centre ville dans sa défiguration programmée vers un style cartons-pâtes.

Restaurer ces antiques ouvrages d’art, serait également participer à la sauvegarde de savoirs faire en voie de disparition. Heureusement,  des municipalités de Bretagne et d’ailleurs, conscientes de l’importance de ces sauvegardes (dans le premier pays touristique au monde), agissent de plus en plus efficacement en ce sens, mais pas ici.

Hélas pour la rivière, mon petit doigt me dit que la municipalité a en tête un projet secret d’avenir très différent. Rappelez vous, ces dernières années de gros notables locaux ont été autorisés à construire des bâtiments sur les rives de l’Aven dans le centre ville : zone inondable par excellence. Il va bien falloir agir, et les marchands de béton doivent déjà se frotter les mains. Vous n’êtes pas obligés de me croire mais pour moi, dans quelques années :
adieu
l’histoire "hydraulique" des anciens habitants.
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lu dans la presse

Publié le par chercheur d'histoires

lu dans la presse
La commune de Concarneau vend son ancienne mairie.
Une aubaine pour Pont-Aven non ?
La municipalité a sacrifié la sienne comme vous le savez.
Voilà donc un opportunité pour en acquérir une "clés en mains".
.mairie-nc.-1909.jpg Mairie à vendre
Il faudra un simple arrêté interministériel pour transférer les 200 m2
d'emprise au sol du bâtiment dans le territoire communal de Pont-Aven,
et le tour est joué.
Et, à titre d'échange avec la municipalité de Concarneau, lui proposer
la même superficie de plancher dans le futur musée de la cité des peintres
leur permettant ainsi de créer enfin leur propre musée de
l'Ecole de Concarneau.
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carte postale n° 8

Publié le par chercheur d'histoires

carte postale n° 8
Dans la série : Pont-Aven, urbaine et paysagère en 2010.
- Des aménagements à la mode de Pont-Aven -

 Exemple n° 2 : Le parking « paysager » Hofgeismar !
Tout est faux
Ce parking fut aménagé, il y a une décennie dans l’ancien champ du moulin Davidà l’entrée du Bois d’Amour, pour pallier le manque de stationnement du centre ville. Ne trouvez-vous pas que cet espace est lourdement encombré d’éléments rapportés, inutiles et coûteux, bouffant les deux tiers du champ ? :
C’est l’exemple type de la construction d’un parking se voulant « végétal », aménagé de la façon la plus maladroite possible, et de surcroît, au détriment de sa fonction initiale : le stationnement.           

-      Le Bois d’Amour regorge de féeriques et gargantuesques rochers. Pourquoi rapporter artificiellement une banale roche à l’entrée de cet exceptionnel espace naturel ? Elle me fait penser à une crotte de bique sur une parure de diamants.

-      Je suis désolé de le dire, mais tout semble artificiel et faux. Au mieux, ce parking serait comparable à une aire de repos de voies express.

-      Construire un mur, faussement ruiné, en pierres de récupération au sommet d’un talus n’a aucun sens sauf à s’empêtrer dans du décor à deux balles.

-      Au final les rares emplacements réservés au stationnement des véhicules ont fini par coûter à la collectivité le prix … d’un parking couvert.

-      Et voilà comment à Pont-Aven, excepté le tocsin, tout fini petit à petit par sonner faux. Ne serait-il pas possible d’essayer de mieux faire en réfléchissant un peu ?
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carte postale n° 7

Publié le par chercheur d'histoires

carte postale n° 7
Dans la série : Pont-Aven, urbaine et paysagère en 2010.
- Des aménagements à la mode de Pont-Aven -

1) Le parking de Penanroz (déjà cité sur ce blog)
parking-Penanroz-2.jpg 
Un cimetière militairement agencé, vous ne trouvez pas ?
Avec des stationnements aménagés
 en pelouse. Quelle blague.
C'est vers les années 1970 que l'on découvre dans les revues d'urbanisme des
opérations réalisées de la sorte imaginées par des architectes opérant dans les grandes métropoles mondiales totalement minéralisées et en manque d'oxygène et de verdure.
La pollution des véhicules sur l'herbe : les fuites d'huile et gaz d'échappement, donnèrent du fil à retordre aux responsables d'entretien (très coûteux) de ces
aires végétales. En 1970 plus qu'aujourd'hui je le reconnais, mais la leçon n'était-elle pas à retenir ?
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Souvenez vous, c'est également l'époque de l'implantation de jardins sur les toits
des immeubles en réponse à ce manque de nature dans les villes.
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Créer ce type d'aménagement à Pont-Aven, c'est tout simplement crétin,
ne serait-ce qu'au regard du coût de son entretien par rapport aux finances de la ville
et de l'impossibilité d'intervenir lorsque les places sont occupées. 
Je croyais que l'un des problèmes du centre de la ville dont se plaignent les habitants,
était son envahissement pas des herbes folles parasites, une hantise pour les employés communaux ?
Revenons au parking,
je pense qu'il va mal vieillir, pas vous ? Aussi, un projet urbain et paysager à Pont-Aven, OK : mais intelligent et pour la durée.
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carte postale n° 6

Publié le par chercheur d'histoires

carte postale n° 6
Dans la série : Pont-Aven, urbaine et paysagère en 2010.

Jardin Public
Vers 1900, la vasière du port va être comblée, puis aménagée en jardin public.
Il aura fallu 50 ans aux habitants pour créer un luxuriant parc botanique public
sur le port ...
... Et cinquante ans aux municipalités de l'après guerre pour le ruiner. 
Depuis quelques années quelques élus reluquent l'endroit avec l'idée d'en grignoter un
morceau pour y aménager un parking.
Cet espace est d'ailleurs classé au PLU, non pas en espace vert protégé mais en zone
constructible !!!.
Le bureau d'étude chargé de repérer des terrains pour y construire un nouveau musée, l'avait, comme vous le savez, immédiatement repéré, et il a fallu de peu pour que cet emplacement soit retenu pour ce projet.
A Pont-Aven, les gros promoteurs sont rois, (c'est un constat) Attention donc au devenir de cet espace. Une ville urbaine et paysagère, oui, mais pour ses habitants.
Vous ne croyez pas ?
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Carte postale n° 5

Publié le par chercheur d'histoires

Carte postale n° 5
Dans la série : Pont-Aven, urbaine et paysagère en 2010.
Comment y incruster un peu de son histoire à peu de frais ?
Dit autrement : "Pont-Aven, ville historique urbaine et paysagère"
Je prends l'exemple de la rue Saint Sébastien à Nizon
, l'une des deux uniques anciennes rues du bourg d'avant la révolution. Elle a été entièrement refaite il y a quelques années en la banalisant avec un peu de bitume, balayant ainsi tout le poids
de sa longue histoire, liée à celle de la chapelle du même nom.
rue-St-Sebastien.jpg 
Comment respecter cette histoire ? En y incrustant un simple caniveau central, c'est tout bête mais suffisamment efficace pour symboliser le poids historique de
sa vie antérieure et donner du sens à l'existence actuelle de cette rue.
Avec un peu de savoir-faire, le caniveau aurait été calibré pour bien marquer de façon naturelle deux territoires antagonistes : le stationnement et la circulation, permettant ainsi à la vieille dame de garder toute sa liberté de fonctionnement sans la contrainte des sens interdits.
Cet aménagement aurait également permis d'éviter que les eaux de ruissellement s'écoulent le long des façades des anciennes maisons. (grosse erreur de conception).
J'ai pris cet exemple simple  parce que je connais bien cette rue et qu'il pourrait être
transposable dans tous les futurs projets urbains et paysagers de la ville. N'avez vous pas remarqué qu'à chaque nouvel aménagement Pont-Aven voit disparaître lamentablement un peu plus de son prestigieux passé ?
C'est pas grave, on a le musée.
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