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De la biscuiterie en Bretagne (p.2/2)

Publié le par chercheur d'histoires

De la biscuiterie en Bretagne (p.2/2)

Si vous avez lu la revue Micheriou Coz et que vous suivez ce blog, vous aurez compris que la véritable histoire des recettes des célèbres biscuits de Pont-Aven ne colle pas tout a fait avec la véritable histoire des marques déposées concernant les mêmes biscuits. Rivallain fait allusion à cette origine, en indiquant qu’Isidore PENVEN a l’idée « à la fin du XIXe siècle » de transformer ses gâteaux bretons en biscuits individuels. Il évite de reprendre la tenace légende qui précise que « c’est en 1890 que ce boulanger a inventé ces célèbres biscuits ». Dans l’article publié dans la revue Micheriou Coz, j’avais osé préciser qu’Isidore PENVEN était né en 1881 !

Ma conclusion : je reste sur ma faim et de toutes façons, je préfère le véritable et antique gâteau breton de Pont-Aven.

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Depuis quelques années un troisième larron s’est installé dans le centre de la ville. En matière de décoration de devantures de magasins, (particulièrement soignée en termes d’accueil ! : sic Rivallain) il a apporté un plus dans l’ultra mauvais goût touristique qui se développe dans la ville depuis 25 ans. C’est à gerber lorsque l’on est sensible à l’aspect architectural initial des lieux.

(Je le répète inlassablement : à quoi sert le règlement de la ZPPAUP dans le centre ville ?)

Ce nouveau « palais du palet » serait la dernière fabrique de galettes du centre ville !

enseigne-Colin.jpg

Pour rouler les touristes dans la farine, on ne peut mieux faire. Mais, c’est de la provocation envers les autochtones, non ?. Comme le dit Rivallain, « Il y écoule la production de Plogoff »  (c’est-à-dire celle de la biscuiterie de la Point de Raz).

Dans le centre de Pont-Aven, il n’existe plus de fabrique de galettes (ni de quoi que se soit d’autre depuis longtemps ...

... sauf d’innombrables fabriques de tableaux en tous genres.

Ce fabricant n’aurait-il pas glissé dans sa publicité commerciale une volontaire confusion entre :

La Pointe du Raz de Plogoff,

Et,  La Cité des Rats de Pont-Aven ?

Qu’en pensez-vous ? les amis de la mémoire de Pont-Aven.

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De la biscuiterie en Bretagne (p.1/2)

Publié le par chercheur d'histoires

De la biscuiterie en Bretagne (p. 1/2)
La Revue
AR MEN consacre dans son dernier numéro, un important article sur

" La biscuiterie en Bretagne "

Ma curiosité m’a porté à lire attentivement cet article écrit par Yann Rivallain.
D’une façon générale, il fait la part belle aux aspects économiques de cette industrie

« semi artisanale » florissante en Bretagne. Cependant, ses nombreuses investigations ne lui ont apporté que très peu de renseignements sur l’histoire et l’origine des produits concernés.

Il note :

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Mille histoires sont censées expliquer la naissance des palets, crêpes ou galettes bretonnes. Coup de génie ou erreur de fabrication, on se dispute bien souvent la paternité des recettes ou des dénominations et la bataille des origines a, de tout temps, conduit à des conflits, du Petit Beurre aux galettes de Pont-Aven

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Si les aspects économiques de cette activité ne sont pas mes oignons, la passionnante histoire de la galette à Pont-Aven est un sujet qui m’intéresse particulièrement. Elle appartient, ne l’oublions pas, à la mémoire locale de tous les habitants du pays : «  le pays des bonnes choses et du bon goût » à en croire les publicités commerciales.

A Pont-Aven, on se dispute la paternité des recettes et des dénominations des produits, et la bataille de leurs origines a conduit à des conflits fratricides.

En 2006, j’ai publié dans la revue Micheriou Koz, le fruit de mes recherches sur l’origine des célèbres biscuits de Pont-Aven et je pense, sans prétention, avoir apporté quelques réponses aux contradictions les concernant. 

Que peut-on nous raconter de nouveau sur les galettes de Pont-Aven que nous ne sachions déjà ?

Rivallain reste très laconique sur le sujet :

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Un boulanger de Pont-Aven, Isidore PENVEN a l’idée, dans la dernière décennie du XIXe siècle, de transformer ses gâteaux bretons en biscuits individuels, donnant ainsi naissance au premier palet breton, d’abord vendu sous la marque Le Petit Breton puis Traou Mad (bonne chose) dans les années 1930 …

-------------------------------------------------------- a suivre demain ---

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De l'Art populaire ...

Publié le par chercheur d'histoires

De l'Art populaire ...

... accroché discrètement aux cimaises des rues de la ville.

Les habitants de Pont-Aven seraient-ils artistes sans le savoir ?

linge-maison.jpg

J'ai repéré dans la ville la semaine passée, une installation artistique contemporaine  

comme seuls les Grands Artistes savent réaliser.

Je lui donne un titre :

" Lavons notre linge sale en famille " 

L'initiative mérite d'être encouragée.

Et si l'on lançait une pétition pour que la municipalité s'intéresse un peu plus aux autochtones. Il y en a certainement qui ont une âme d'artiste * sans le savoir.

* L'Artiste : " Cet inconnu qui fera l'actualité de demain " comme je l'ai écrit dans

"Le testament des maudits de la secte du christ jaune"

Ces inconnus  pourraient sauver la cité des peintres en apportant à nouveau dans la ville de la créativité et de l'animation . Ces valeurs sont les véritables ingrédients de la renommée du pays ...

... Elle font mortellement défaut aujourd'hui. Vous ne trouvez-pas ?

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Rien ne ressemble autant ...

Publié le par chercheur d'histoires

Rien ne ressemble autant ...

... à la vitrine d'un commerce de zone artisanale,

qu'une autre vitrine de commerce de zone artisanale *.

La preuve en image :

feuille 30,1x21,4 copie copie

* A ne pas confondre avec la célèbre phase prononcée par Gauguin à Pont-Aven en 1888

et que l'architecte du futur musée a peut-être voulu mettre en œuvre dans son projet  

" Rien ne ressemble autant à une croûte qu'un chef-d'œuvre"

Dans ce cas, il n'a rien compris du message du Maître.

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une grosse teuf à Riec ce week end

Publié le par chercheur d'histoires

une grosse teuf à Riec ce week end

Elle fait tousser à Pont-Aven. Imaginer 5000 dépravés venus s'ébattre à Sainte Marguerite en limite de la cité : c'est une abomination pour les paisibles pontavénounours

habitués à ne plus entendre la nuit dans la ville que les ronflements de ses vieux villageois et une fois par an, le soporifique teuf-teuf de la fête des fleurs d'ajonc.  

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Une nouvelle PUB (fin)

Publié le par chercheur d'histoires

Une nouvelle PUB (fin)

Le problème avec Pont-Aven, il faut que je le dise avant de poursuivre, est que si vous commencez à réfléchir  sur ce qui se passe, vous ne vous en sortez plus de la critique systématique.

 Que veut nous vendre le promoteur me demandez-vous ?

Que peut vendre un marchand de niches "fiscales" pour futurs vieillards ?

Une nouvelle vie dans une résidence de luxe implantée dans la cadre résidentiel de Keramperchec ?

Hélas, lorsque vous ouvrez la plaquette de PUB, vous découvrez "un plan de masse"

taillé à la massue. Le projet m'a aussitôt fait penser à un autre : celui d'une prison modèle et humaniste imaginée par un talentueux architecte et présenté dernièrement à la TV. Mais à y regarder de près ce n'est pas ça.

Quel est l'un des principaux charmes de Keramperchec ? son habitat discontinu,

situé dans un espace aéré et offrant une heureuse variété d'architecture hétérogène.

Que propose le promoteur ? du concentré uniforme de maisonnettes d'une banalité affligeante et ravageuse envers le charme des coteaux de Keramperchec.

Pour tout vous dire je ne suis pas désespéré. Dans le secteur, les projets immobiliers

"ravageurs du cadre de vie vanté dans la plaquette

se suivent mais finissent tous, pour l'instant, par avorter.

Mais attention tout de même. A Pont-Aven il faut s'attendre à tout, et surtout au pire en ce moment.

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Une nouvelle PUB ...

Publié le par chercheur d'histoires

Une nouvelle PUB ...

Une nouvelle PUB vient d'être distribuée dans les boîtes à lettres de Pont-Aven.
Merci Monsieur le promoteur.

Je lis :

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Pont-Aven, cité bretonne de caractère,

sur la route des peintres :

Ville de renom, 14 moulins, 15 maisons * 

Nichée au fond d'une ria navigable, Pont-Aven conbine un patrimoine architectural, naturel et culinaire remarquable.Des quais ombragés au port de plaisance, de la promenade Grall aux passerelles au-dessus de la rivière, des lavoirs aux moulins à eau, de l'Aven à la forêt d'Amour ... la cité des peintres est un hymne à la beauté.
Depuis 1870, elle est un véritable engouement pour les artistes qui trouvent réunies splendeur des paysages, authenticité et qualité de la lumière.

La peinture moderne, née de l'inspiration de Paul gauguin et de son groupe d'amis a fait école.

Qualité de vie au quotidien :

A 15 minutes des plages de sable fin

Pont-Aven est active toute l'année pour ses 3000 résidents et ses visiteurs. Elle est une véritable galerie à ciel ouvert avec Musée des Beaux-Arts, Centre International d'Art Contemporain et galeries. Elle abrite aussi associations, commerces, services, restaurants, cafés, crêperies et biscuiteries artisanales qui fabriques les fameuses galettes de Pont-Aven.

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C'est ce que j'appelle du concentré de cliché touristique caricatural, utilisé comme attrape-nigauds dans le pays ...

... Ou alors, tous ces gens que j'écoute et qui n'en peuvent plus de vivre dans l'invivable Pont-Aven (Cité culturelle taillée sur mesures pour la Secte du christ jaune), ne rêvant que de déguerpir au plus vite de ce mouroir, ne sont-ils que des débiles profonds ?

La meilleure est que l'auteur de cette envolée lyrique n'a jamais mis les pieds dans la cité qu'il décrit mais qu'il ne connaît pas. La preuve : La plaquette est illustrée à mainte reprises d'une mascotte : la célèbre bigoudène de Pont-Aven. (dont j'avais fait une éloge malicieuse sur ce blog il y a quelques temps).
Encore un qui confond Pont-l'Abbé avec Pont-Aven. Plus ridicule tu meurs, ce qui est un mauvais présage pour le succès de cette opération immobilière ne visant que des anciens. 

A suivre demain

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Ouf ! elle est sauvée.

Publié le par chercheur d'histoires

Ouf ! elle est sauvée.

Guevel ateliers d'artistes


 

La maison GUEVEL, abandonnée dans un triste état depuis quelques années, est enfin

en cours de rénovation, et, fait remarquable dans Pont-Aven, dans le respect de son architecture initiale.

C’est Job Guevel, Maître verrier  de son état, qui décida en 1948, de construire son atelier d’artiste* sur une petite portion de terrain située derrière le jardin public sur le port. Cet atelier correspond à la partie basse - mais surélevée pour répondre aux exigences de son art - du bâtiment. En cours de travaux, il décide de surélever l’atelier pour y aménager son logement familial.

L’architecte, c’est lui. Il imagine et réalise sur les coteaux de Keramperchec un ouvrage d’art du pur style Art Déco. Même si sa conception est un peu tardive dans l’histoire  de cet art, elle est d’une remarquable réussite.

Elle correspond à une page gravée dans la mémoire de la cité. La page de la famille Guevel : une famille d’Artistes des années 1950 -1980 dans la cité des peintres.

Job Guevel est l’auteur de nombreux vitraux de chapelles et d’églises de la région.

Quelques anciens pontavenistes se souviennent certainement des paravents peints par son épouse Léa (exposées chez Georges Le Dez dans les années 1980)

Marie Jo, la fille ; Michel, le fils ; ont poursuivi avec bonheur le chemin artistique de leur père mais loin de Pont-Aven.

 

* Un véritable : « Atelier d’Artiste ». Une définition devenue mythique dans l’histoire locale mais hélas galvaudée depuis quelques années.

Les marchands de peintures n’exposent plus dans des galeries mais dans des ateliers d’artistes. Ce serait paraît-il, plus flatteur et attirant aujourd’hui. C’est une référence aux grands maîtres :  une meilleure façon d’artsouiller les nigauds.

 

Jusqu’à il y a trois ans, Pont-Aven était fière de ces célèbres « ateliers d’artistes » du XIXe siècle, de l’ancien Hôtel Julia. Ils ont été débaptisés par des crétins qui leur ont attribué le nom de « verrières »

Quel nom horrible. Ils en ont de plus profité - la bêtise n’a pas de limite - pour remplacer les boiseries d’origine par des verrières en alu.

---------------------------------------------------------------------------------------------Je ne peux pas m’empêcher d’avoir une petite pensée finale pour le futur projet de musée.

Il concerne directement  ces ateliers d’artistes (les verrières) car ils vont disparaître.

Ce projet aurait pu avoir un intérêt : le seul . Celui de rétablir sur la façade du bâtiment

«  les grandes baies  en bois » des deux niveaux d’ateliers d’origine (les baies n’ont été préservées que sur un seul étage). Ces deux niveaux marquaient et symbolisaient le poids du pictural dans la vie de Pont-Aven en fin du XIXe siècle.

C’est raté : le banal projet adopté par les élus ignore totalement cet aspect historique du bâtiment.

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Compte-rendu de l’exposition

Publié le par chercheur d'histoires

Compte-rendu de l’exposition

organisée par le club de football « la Fleur d’Ajonc » de Pont-Aven

qui fêtait samedi dernier le centenaire des 90 ans d’âge de leur club. ( J’en ai déjà parlé ici)

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Sans hésiter je donne un carton rouge aux organisateurs.

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Tout n’est pas de leur faute.

La première fautive est la municipalité qui se moque royalement des associations locales en ne disposant pas d’une salle communale convenable et encore moins d’un matériel d’exposition présentable et indispensable à la réussite d’une opération de ce type. C’est honteux. Le pire est que personne ne s’en plaint, ce qui est tout aussi honteux.

La presse avait annoncé une exposition des 400 documents et photographies rassemblés par les organisateurs de l’événement. Pour cela, ils méritent certes un bon point. Hélas, si les 400 documents étaient là, ils furent présentés en vrac, posés n’importe comment sur des tables, ou accrochés sans ordre distinctif sur des grilles, donnant à l’ensemble l’aspect d’une indescriptible pagaille.

Impossible donc pour le public de retrouver et suivre l’histoire des 90 ans de ce club : but de l’exposition, non ?

Un minimum d’efforts de présentation scénographique de ces intéressants documents n’aurait pas été du luxe.

C’est donc raté.

Espérons que dans vingt ans, pour fêter les 110 ans de la centenaire, les organisateurs auront fait des progrès.

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En 1998

Publié le par chercheur d'histoires

En 1998

En 1998, je commence à mettre mon grain de sel dans les dysfonctionnements de la politique communale - à la " Rivet " - à  Pont-Aven. Je prends ainsi la relève des traditionnels râleurs locaux, en m'exprimant à mon tour dans la presse.

Le 1er avril 2001, je m'insurgeais sur

"La banalisation des rues de la ville" 

Je précisais que : 

" Dans le cadre des objectifs de "l'association le carré long que j'avais crééeje m'intéressais de près à l'histoire des habitants en orientant mes recherches sur ce qui est délaissé, oublié, parfois renié " 

Je n'ai pas changé d'un pouce ces orientations.

Les travaux de réfection de la rue du Gl De Gaulle se terminaient.

J'écrivais :

" Les travaux menés rue du Général De Gaulle, en effaçant les traces de son passé, banalisent un peu plus une commune qui devrait, au contraire, sauvegarder l'essentiel de son patrimoine historique. Pont-Aven a une grande ambition : elle se veut ville d'art et d'histoire de renommée internationale ... La réalité est qu'elle a été pillée depuis longtemps de tous ses trésors artistiques. Cependant, si les œuvres picturales ne sont plus ici, il lui reste un site aux  paysages exceptionnels à ne pas en douter, qui ont tant impressionné les artistes. C'est du sacrilège que de les détruire ... Dans un espace historique aussi riche, chaque lieu, chaque rue, doit suggérer ou raconter sa propre histoire à qui veut bien l'entendre ...

Le musée communal a un rôle important de mémoire. Cependant, la vie culturelle des habitants est en dehors de cet établissement : dans les rues, derrière les portes, dans la rivière, dans la campagne environnante."

J'ajoute aujourd'hui : dans ses pathétiques ruines.

Je poursuis :

" Les travaux réalisés rue du Gl de Gaulle ont eu pour effet d'effacer sa mémoire. C'est une erreur, celle de la rationalisation outrancière de cet espace.
Prenons l'exemple le plus frappant, le plus scandaleux : celui de l'ancien jardin Correlleau transformé en stationnement : militairement aménagé. Dans cette rue, tout est peut-être  aujourd'hui rationnel mais plus rien n'est harmonieux.  Elle est devenue monotone, sans histoire. La ville plonge ainsi  petit à petit dans les banalités à la mode. Cela est sans doute acceptable ailleurs, mais sûrement pas dans le centre historique de Pont-Aven "

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