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Des congés bien mérités

Publié le par chercheur d'histoires

Des congés bien mérités

Ce blog sera en congés à partir d'aujourd'hui jusqu'à la fin de l'année.
Nous nous retrouverons : de bonne heure et de mauvaise humeur, en 2015.

J'espère qu'entre temps, J.M. aura terminé l'écriture de son premier édito du premier bulletin d'information municipal de son mandat ...

...  et que le Père Noël aura la gentillesse de vous le déposer dans votre cheminée. 

Salut les pontavénounours.

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Voyage dans le Finistère : P 5/5

Publié le par chercheur d'histoires

Voyage dans le Finistère : P 5/5

 Le port, près de la ville, a vingt pieds de profondeur : quand la mer est basse, son lit est à sec, il n’y coule que de l’eau douce.

         Les environs de Pont-Aven, la ville surtout, offriroient cent bizarreries au dessinateur qui voudroit y faire des études : du chantier du citoyen Aumon, on auroit sous les yeux vingt points de vue, des accidents inimaginables (Le châtelain AUMONT , maire de Nizon de 1796 à 1798, demeurant au manoir de Lezaven). On voit dans ce chantier un grand rocher, creusé par le mouvement éternel des eaux de pluie ; ce creux a trois pieds de profondeur, quatre de large, il est de forme ronde, très régulière. J’ai parlé de pareils travaux du tems, en décrivant l’Isle de Tristan, près de Douarnenez.

          A la descente de quelques émigrés, et trois mille paysans, sortis de Quiberon, Pont-Aven fut un moment à leur pouvoir.

          Depuis la révolution, le citoyen Descourbes, homme de mérite, aimable et plein d’intelligence (Descourbe maire de Pont-Aven) remplit les places principales de cette commune, dans laquelle il a su maintenir jusqu’à présent l’ordre et la paix, malgré les efforts qu’on a faits pour le détruire et le corrompre.

(tiens tiens, quels sont les manants qui se cachent derrière ces « on » ?  

Nous ne le saurons jamais. Ils se sont pourtant beaucoup reproduits depuis cette époque)

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J'ai laissé de côté l' important paragraphe consacré au manoir de Rustéphan sur lequel je me suis appuyé pour écrire un article paru il y a deux ans dans "Manoirs et vieilles demeures en Cornouaille"

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Voyage dans le Finistère : P 3/5

Publié le par chercheur d'histoires

Voyage dans le Finistère P 3/5

 

 

On sème les seigles et les gros fromens en décembre, en novembre les fromens tendres, et l’avoine en mars.  On cultive du chanvre, du lin – Les habitans commencent à s’accoutumer aux pommes-de-terre. Plus des trois quart de terres sont en friche dans le canton.

          La rivière de Pont-Aven est poissonneuse, elle abonde en saumons excellens, préférés à ceux mêmes de Quimperlé. Les meuniers se permettent un abus qu’on devroient détruire, en les punissant sévèrement ; ils prennent dans des poches une multitude de petits saumons, qu’ils nomment grésils, dont ils nourrissent leurs pourceaux. Sur les rivages de la mer, on trouve un genre de palourdes, une espèce de petits cœurs striés, en telle abondance qu’on peut en prendre jusqu’à quarante tonneaux par mois. Cette nourriture est très saine. La pêche de l’aiguillette se fait la nuit, avec des flambeaux : la lumière, qu’ils croient celle du soleil, les attire dans les filets, qu’ils savent éviter le jour. La pêche des merlus se fait aussi la nuit, dans le plus grand silence ; on les amorce avec de la morgate.

          Le climat de Pont-Aven, Névez, Riec, de ces contrées, est tempéré,

très – pluvieux ; les vents d’ouest y règnent les trois quarts de l’année.

          La rivière qui sort de l’étang de Balanec court du nord au midi. Des granits, des moëlons, des pierres micacées, sont les principales pierres du pays. On y trouve quelques perdrix blanches. On doit cette espèce dit-on, à M. de Tinténiac.

         L’imagination a ses rêves ici, comme dans tout le reste du Finistère, avec les mêmes caractères d’originalité, de bizarreries, d’antiquité. On porte aux Saints pour obtenir la guérison du mal qu’on a, ou de celui qu’on se suppose,

Des coëffes remplis de grains qu’on dépose à leurs pieds.

On voit aussi dans ce canton quelques Caqueux, Caconax, espèce de parias, proscrits, qui vivent dans les landes, éloignées des habitations, sans qu’on communique avec eux : on les croyait au quinzième siècle, juif d’origine, séparés par la lèpre des autres hommes. Ils font des cordes pour subsister. Les évêques de cette époque, ordonnèrent que ces caqueux se tiendroient au bas des églises, sans se mêler au reste des fidèles.

... etc.

--- Suite demain ------------------------------------------------

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Voyage dans le Finistère : P 2/5

Publié le par chercheur d'histoires

Voyage dans le Finistère :  P 2/5

Le paragraphe suivant concerne la commune de Névez :

Je vous en propose un extrait :

On voit, sur le rivage de Nevèz, après un quart de lieue de l’embouchure de la rivière de Pont-Aven, les restes du donjon du très ancien château de Poulguen … Ce château étoit au bord de l’eau, placé sur un rocher, entouré de bosquets et de taillis, Son seigueur avoit droit de tirer à boulet sur les bateaux qui passoient sans payer de droit d’entrée dans la rivière ;

il choisissoit les poissons les plus beaux, les oreilles et les pieds de cochons qu’on portoit à la ville ; il dîmoit en nature sur tout objet de cargaison qu’on alloit vendre à Pont-Aven.

Les grains, fromens, seigles, avoines sont la base du commerce de Pont-Aven. Ils s’exportent à l’Orient (Lorient), à Nantes, à Bordeaux ; on y vendoit beaucoup de bestiaux, une grande quantité de dindons, de canards, de volailles de toute espèce.

         Les mœurs sont pures dans ce canton : en général les habitans sont caressants, hospitaliers pour les hommes qu’ils craignent ; ils sont, d’ailleurs, durs et peu serviables : les hommes de Nevèz sont plus fortement constitués que ceux des communes terriennes.

--- Nous revenons à Pont-Aven ----------------------

         Point d’hospice, point de médecin, point de chirurgien, point d’accoucheuses à Pont-Aven. Des paysannes se chargent de cette dernière fonction, tuant l’enfan qu’elles arrachent, en estropiant la mère. A la connaissance du maire Decourbes, maire de Pont-Aven,  (Descourbes Hilaire-Pierre : homme de loi et républicain convaincu) plus de cent-cinquante enfans, en dix-huit ans, sont morts de cette manière. Les mêmes accidens ont lieu dans Riec et Nizon.

        Il y a douze foires et cinquante-deux marchés par an ; on s’y porte avec une telle affluence, qu’il faut une heure, quelquefois, pour traverser cette petite ville. Les cidres du pays, ceux de Riec surtout, sont excellens.

Suite demain

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Le document du jour :

Pont d'Avène

Extrait de la carte BELLIN - 1764 -

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Voyage dans le Finistère : P 2/5

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"Voyage dans le Finistère" page 1/5

Publié le par chercheur d'histoires

"Voyage dans le Finistère" page 1/5

"Voyage dans le Finistère" est le titre d'un voyage effectué en 1794 et 1795, par Jacques CAMBRY,

Un ouvrage publié pour la première fois en l'an VII de la République.

Je vous propose de prendre connaissance du long paragraphe que l'auteur a réservé à Pont-Aven.

___________ 

Pont-Aven :

         La commune de ce nom est à cinq quarts de lieues dans les terres. Ce petit port de mer est le séjour le plus capricieux, si je puis employer cette expression italienne. Il est placé dans l’eau, sur des rochers, aux pieds de deux monts élevés, sur lesquels sont semés d’énormes blocs arrondis, de granit, qui semblent prêts à se détacher : ils servent de pignons à des chaumières, des murs, à de petits courtils.

         Ces blocs, descendus des montagnes, gênent le cours de la rivière, qui bondit contre tant d’obstacles. Des moulins, placés sur les rives, s’en sont servi comme d’appui, pour y placer l’essieu de leurs rouages : des ponts de bois les réunissent ; les coteaux d’alentour sont habités, boisés, et d’un aspect extraordinaire, singulièrement variés ; le bruit des eaux, le bruit de vingt cascades étourdissent le voyageur, comme les moulins à foulon de Dom Quichotte, comme les chutes d’eau de la Suisse et de la Savoie.

         Des bâtimens de cinquante à soixante-dix tonneaux peuvent se rendre tout chargés, jusqu’à l’espèce de quai, pratiqué par les habitans, qu’il seroit très utile de réparer, de continuer jusqu’à l’Islot, sur une distance de deux cents toises. Des bâtimens de cent-cinquante tonneaux pourroient alors se charger à Pont-Aven.

         Je n’ai rien vu de brisé, de rompu, de cahoteux, comme la rue qui conduit au quai : elle est placée sur des rochers, dont les blocs inégaux font faire aux roues , des chutes de dix-huit pouces ; sans les efforts des hommes qui les conduisent, jamais les animaux ne pourroient faire franchir à des voitures, même à vide, des pas si dangereux.

         Les bâtimens de sept cents tonneaux peuvent, à vide, mouiller à l’embouchure de la rivière de Pont-Aven. Cette rade est foraine, mais assez close pour qu’ils soient en sûreté.

--- Suite demain ----------------------------------------------------------------------------------------------------------

La photo du jour :

La Place au beurre et aux œufs en fin du XIXe 

"Voyage dans le Finistère" page 1/5

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J'ai un don de voyance

Publié le par chercheur d'histoires

J'ai un don de voyance

Vous n'allez pas me croire.

Je peux sans hésiter vous indiquer le jour et l'heure de votre décès.

J'ai de nombreux amis pontavénains qui peuvent en témoigner ...

... Euh !

... qui pourraient en témoigner ...

... s'ils n'étaient pas décédés !

Je pense en particulier à mon ami : le petit musée pontavénain "bien de chez nous" dont j'avais annoncé la fin bien avant qu'il ne disparaisse définitivement.

Leur mort est déjà en soi la preuve de ce don, non ?

Vous voulez essayer ?

 J'allais oublier, vous êtes déjà tous "culturellement" morts pour Pont-Aven.

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Les gars de la marine

Publié le par chercheur d'histoires

Les gars de la marine

_ Marine promet d'éradiquer l'immigration en France.

Je la crois capable d'y réussir ... avec l'aide de ses vaillants chasseurs d'oiseaux migrateurs.

Par contre, si elle  était réellement élue Présidente d'une puante République, je ne vois pas comment elle arriverait à régler le problème de l'émigration massive des Français crevant de faim dans leur pays.

Je vois déjà ces pauvres gens traversant la Méditerranée dans des rafiots de fortune,  pour aller chercher refuge en Afrique de Nord ou en Afrique noire ! 

_ De son côté, J.M. Le PENible ne rêve que de supprimer l'euro et de rétablir le Louis d'or comme monnaie (Front) nationale ...

...  et les gars de la Marine de rétablir l'écu les culs bordés de nouilles, pour sauver la France.

Et pourquoi pas le SOS comme nouvelle devise de la France ?

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La légende d'un tas de bois pourri

Publié le par chercheur d'histoires

La légende d'un tas de bois pourri

 Il était une fois ...

... le capitaine d'une barcasse se trémoussant joyeusement au beau milieu de l'Océan ... 

... rassemblant ses passagers sur le pont pour leur apporter une bonne et une mauvaise nouvelle.

Commençant par la bonne, il leur fit remarquer que les eaux de cet océan étaient infiniment plus saines que celles de leur Bretagne chérie.

Il leur proposa donc de prendre un bon et oubliable bain au milieu de ce "nul part".
Une baignade de rêve dont ils n'auront sans doute plus jamais l'occasion de connaître.

Avant que le canot ne se vide, l'un des passagers l'interpella :

Et la mauvaise ? 

A oui, excusez-moi j'allais l'oublier :

Nous coulons.

Ce capitaine ne s'appellerait-il pas J.M. ?

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J'ose espérer que ...

Publié le par chercheur d'histoires

J'ose espérer que ...

J'ose espérer que dans une vie antérieure, le canot en décomposition qui sert de décor mortuaire à l'entrée ouest du plus profond trou de peinture au monde, eu une vie plus saine et moins honteuse à supporter.

Je passe religieusement devant cette relique tous les jours, comme tout fidèle paroissien pontavéniais.

Faut-il que les irréductibles pontavénounours soient restés aussi rustiques que leurs ancêtres des cavernes, pour accorder à ce tas de bois pourri, plus d'importance qu'aux admirables ruines du manoir de Rustéphan situées à 100 pieds de là.  

A chaque fois que je passe devant cette misérable loque, j'ai une pensée pour Jean Du Fou, le constructeur - en 1480 - de ce manoir, et je me fais des histoires de légende.

Demain matin ce sera la légende de ce tas de bois pourri, que je vous proposerai de découvrir :

 Il était une fois ... 

 

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J'ose espérer que ...

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Le compte-rendu ... (fin)

Publié le par chercheur d'histoires

Le compte-rendu ... (fin)

Ces effets se sont brusquement amplifiés dès l’annonce en 2011 de la création d’un nouveau Grand musée.

--- suite ---
En 1985, le petit paradis terrestre de la « Cité des peintres » se transforma brusquement en paradis fiscal pour la cohorte de peintres sans talent qui envahirent la ville.

Il est à souligner que le centre historique de cette minuscule ville, autrefois joyeuse et vivace, a perdu en une génération la quasi-totalité de son millier d’habitants recensé en 1945.

Depuis 1985, outre ses commerces de proximité, ce sont ses services publics, ses services médicaux, ses activités de bien-être et de bien vivre pour ses habitants qui disparaissent les uns après les autres.

Ce préoccupant phénomène s’est accéléré ces toutes dernières années.

Parallèlement, depuis 2011, nous ne pouvons que constater que l’activité commerciale touristique, s’est recroquevillée en un espace des plus restreint de la vieille ville, tout le reste de la ville n’étant plus que le champ de ruines de son illustre passé.

Aujourd'hui, ces commerçants en veulent encore plus. 

Aujourd'hui, il reste à peine 2840 habitants qui ne sont plus là que pour payer les pots cassés. 

Ces victimes "culturelles" bénéficieront même plus de l'entrée gratuite au musée !

Pont-Aven n'avait sûrement pas besoin d'un nouveau musée dont l'unique but est de servir d'appât aux touristes.
Si ces commerçants souhaitaient développer leurs activités commerciales,
 n'était-ce pas à eux et à eux seuls, de faire enfin des efforts pour attirer et bien accueillir  un supplément de clientèle ?

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