Un tourisme ravageur

Publié le par chercheur d'histoires

Un tourisme ravageur

Comment rester insensible aux ravages occasionnés aux façades des bâtiments reconnus remarquables du centre historique de l'ancienne Cité des Peintres de talent,  sous prétexte du développement touristique de la ville ?

Il faut reconnaître que l'exemple fut donné par les élustucrus de la précédente municipalité du coin lorsqu'ils décidèrent d'accepter sans broncher l'éventrement de la façade de l'ancien hôtel de ville pour y incruster une misérable devanture de supermarché de banlieue en guise d'entrée du futur musée de la CCânerie.

Dans les années 1840-1860, les habitants de Pont-Aven avaient eu le culot de détruire la quasi-totalité des bâtisses primitives du village, afin d'y reconstruire une petite ville bien propre constituée de "maisons de ville"confortables à deux étages.

Il ne reste que quelques édifices ayant survécu au massacre.
L'immeuble donnant sur la Grand'Place et présenté aujourd'hui sur ce blog est l'un de ces rares survivants.

Ce bâtiment a été construit en 1696.

Ne serait-ce pas une raison suffisante pour sauvegarder son look d'origine tel qu'imposé dans le règlement de la ZPPAU ? 

La facture architecturale de la façade de cette "vieillerie" ne mériterait-elle pas de rester photogénique de façon permanente?

Ces pierres : pourtant mal dégrossies et placées dans un apparent désordre, ne révèlent-elles pas tout l'Art de bien faire des anciens bâtisseurs ?

Ce désordre se métamorphosant comme par miracle et pour le plaisir des yeux des amoureux de vieilles pierres, en une admirable harmonie architecturale d'ensemble.  

Il faut croire que non pour les nouveaux commerçants pontavénistes. 

Qu'en conclure ?

 L'inculture architecturale fait incontestablement bon ménage à Pont-Aven - pays qui s'affirme pourtant fièrement de bon goût - avec l'inculture picturale ambiante.

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