Prosper Mérimée

Publié le par chercheur d'histoires

Prosper Mérimée

Inspecteur général des Monuments Historiques de 1834 à 1860, l'écrivain Prosper Mérimée a parcouru la Bretagne à plusieurs reprises. Vous avez peut-être lu comme moi l'article que Le Télégramme lui a consacré dernièrement.

Lors de son premier voyage en 1835 dans notre contrée, ses critiques furent acerbes.

A ses yeux, la Bretagne était sale.

Il déplore la médiocrité et le mauvais goût des constructions et des restaurations architecturales du moment.

Heureusement pour l'image touristique de Pont-Aven, que du fond de sa tombe, il ne peut plus aujourd'hui observer la mise à mal des architectures les plus remarquables de Pont-Aven.

Je suis certain qu'il enragerait comme jamais durant ses périples dans ce pays sauvage et primitif.

Et pourtant, que n'a-t-il pas écrit sur nos ancêtres :

La langue bretonne : On peut la parler fort bien, je crois, mais avec un bâillon dans la bouche.

Les gens qui parlent cette belle langue sont de bons diables, mais horriblement sales.

On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier.

Les femmes ? Croyez-vous que j'ai fait quatre cents lieues en Bretagne sans déboutonner ma braguette ?

En 1836, Brousmiche, un autre écrivain voyageur, avouait dans son ouvrage : "Voyage en Finistère", qu'il ne rencontra à Pont-Aven que des catins :

Nos arrières-arrières-arrières grand'mères étaient-elles toutes des déboutonneuses de braguettes ?

Une espèce d'appât à touristes ... ayant manifestement fait le succès de Pont-Aven. 

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