Les rumeurs d'une Cité qui se meurt (X)

Publié le par chercheur d'histoires

"On a toujours besoins de petits pois chez soi" disait-on autrefois

"On a toujours besoins de petits pois chez soi" disait-on autrefois

Les rumeurs d'une Cité qui se meurt (X)

Je vous propose aujourd'hui une corvée.

Celle d'essayer de lire ou de relire le mémoire que j'avais, en 2014, écrit et adressé à Monsieur le Maire de Pont-Aven, à la suite de sa proposition de concertation participative avec sa population concernant l'avenir de ce Site.

Lisez le à très haute voix à son attention afin de lui rendre service SVP ! 

L'avenir du site des anciennes conserveries du Bois d'Amour est pour moi, avec celui des dangereuses ruines de Rustéfan, les deux cathédrales les plus brûlantes de la commune.

Les deux sites les plus préoccupants, dirais-je, s'il faillait n'en retenir que deux.

SVP : laissons en revanche de côté l'avenir de Gauguin :

Il y a de par le monde des milliers de milliardaires et des milliards d'amateurs d'art qui s'en soucient à la folie.  

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PONT-AVEN

La friche industrielle de l’ancienne conserverie alimentaire

« Robert LE GLOUANNEC »

 

 

- Mémoire -

 

 

* * *

- Préambule -

 

            Le 15 novembre 2014, la municipalité de Pont-Aven invitait la population à se retrouver sur le site de cette friche.

L’objectif étant de participer à une balade en proposant aux participants d’imaginer l’avenir des lieux et de témoigner sur leurs souvenirs. 

Cette opération étant présentée par M. Le maire, comme une première phase de concertation

s’inscrivant dans une étude de faisabilité sur le réaménagement du secteur.

 

* * *

 

Nous avons quelques remarques préalables à présenter sur cette initiative

 

 

- Il y a trois ans, une opération d’urbanisme similaire avait été présentée à la population dans le cadre d’une dite « concertation proposée dans le cadre d’une démocratie participative » 

La population attend toujours cette concertation préalable !
L’année suivante, sans que la population n’ait été invitée à participer aux réflexions d’usage sur l’avenir de cet espace, un projet dit « Projet architectural et paysager de la commune » a été officiellement affiché à la mairie à l’attention de la population.

Après cette présentation publique, la municipalité a adopté ce projet d’avenir pour les 20 ans à venir.

Selon ce projet officiellement  adopté par la municipalité, la friche industrielle du Bois d’Amour serait destinée à la création d’un parc paysager sur lequel des baraquements seront aménagés à usage de Galeries touristique.

Selon les commentaires du maire de l’époque :  Cet espace deviendrait ainsi un point fort qui attirerait irrésistiblement les visiteurs de la Ville !

 

Ne serait-il pas extravagant de créer artificiellement un parc paysager en zone NA (Zone d’aménagement futur)  au beau milieu d’un remarquable espace boisé classé.

Cette décision est restée heureusement sans suite.

-  -  -

 

Nous avons assisté à la réunion du conseil municipal faisant suite à la balade proposée à la population en novembre 2014, les élus ont décidé d’ouvrir ce secteur à l’urbanisation selon un projet d’aménagement proposé par un cabinet d’architecture de Brest ne tenant aucun compte des avis et remarques proposés par la population.

Extrait du compte-rendu de cette réunion, présentant le projet en ces termes :

«  … Le projet de Zone d’Aménagement Concerté de la Belle Angèle en reconquête des friches industrielles anciennement CECAB, avec réduction du bâti, accueil des usages sportifs et de loisirs, préservation de la trame verte et bleue »

M. Le Maire précisant avant le vote que l’espace restant constructible serait affecté à la construction de logements sociaux.

La destination et l’affectation de cet espace ont donc été officiellement une seconde fois - en peu de temps et de manière très différente - fixées par la municipalité.

 

À Pont-Aven, on marche sur la tête !

 

- - -

 

            Pour comprendre l’absurdité de ces décisions municipales, il faut retenir  que le poids du musée, et la force de frappe des lobbys actifs dans le centre de la ville sont décisifs.

Nous pensons à ces commerçants de niaiseries touristiques qui ont envahi la Cité depuis 1985 (date du 1er agrandissement du musée), à tous ces loueurs de galeries aux baux précaires et aux prix de location exorbitants, sans oublier tous ceux qui par intérêts personnels ne tiennent nullement à ce que les activités locales s’étendent au-delà du sacro-saint centre de la ville.

 

            En 2000, le liquidateur de la dernière conserverie implantée dans la rue de la Belle Angèle, avait proposé au maire (l’un des gros propriétaire en centre ville !) d’en céder la propriété à la commune pour la modeste somme de 600 000 Frs.

Ce maire ne donna pas de suite à cette proposition.

 

 

         Nous sommes né à Pont-Aven, et très tôt nous nous sommes intéressés à tout ce que cette Cité avait d’attirant dans le domaine patrimonial et culturel.
Curieux et observateur, nous avons ainsi suivi pas à pas la longue déchéance de ce qui était presque pour ses habitants dans notre enfance un paradis terrestre.

Le 1er agrandissement du musée fut mortifère pour les activités de la commune et de ses habitants. Ce constat ne peut être ignoré des projets d’urbanisations futures .

Aujourd’hui :

Le centre historique de la ville n’est plus que les champs de ruines de son illustre passé.

 

Depuis les années 1990, l’avenir du site de l’ancienne conserverie du Bois d’Amour nous préoccupe.

Nous nous sommes exprimés à cette époque dans la presse locale sur le sujet.

En 2007, nous avons publié un pamphlet critique fondé sur notre vécu à Pont-Aven. L’un des chapitre est consacré à ce secteur.

 

Pour n’en retenir que l’essentiel de nos réflexions sur le devenir de ce lieu, nous n’avons jamais cessé de clamer que si un jour il devenait nécessaire de déplacer le petit musée de Pont-Aven « bien de chez nous »  le site de l’ancienne conserverie Le Glouannec était idéalement placé.

 

Que s’est-il passé depuis ? :


            Le centre historique de la ville a perdu la quasi-totalité de ses habitants.

Ce n’est plus qu’une banale zone touristique où s’entassent durant une période de plus en plus restreinte des touristes de passage éclair peu regardants pour ne pas dire désœuvrés (c’est un constat)

Un espace qui : antérieurement au premier agrandissement du musée en 1985, collait parfaitement avec l’image culturelle de Pont-Aven.

Ce n’est plus le cas.

Cette image du passé est pourtant toujours vendue aux touristes comme une marque de qualité.

L’ouverture récente du nouveau musée de la CCA : manifestement démesuré par rapport aux faibles capacités d’accueil du centre historique de la ville  ne peut qu’amplifier le désastre.

De surcroît, non seulement il n’apporte aucune richesse au pays pour 99% de la population, mais le poids des coûts de son fonctionnement plombent les finances de la commune.

 

            Dans ces conditions, nous pensons qu’il serait prudent d’attendre quelques années afin de constater les effets de l’ouverture du futur musée sur le centre de la ville, avant d’entreprendre des travaux de réaménagements sur le site.

Cela ne signifie pas que les responsables de la commune puissent ainsi s’affranchissent de leurs responsabilités.

 

* * *

- Notre sentiment sur l’état de santé de la commune -

 

            Dans notre esprit, imaginer un futur heureux : voir glorieux, à cette relique d’activités du quartier du Bois d’amour, ne peut s’entrevoir en dehors d’une vision globale et d’un projet d’ensemble de l’avenir de la commune.

Nous affirmons connaître la commune dans toutes ses facettes patrimoniales et culturelles, dans toutes les composantes de la vie courante de ses habitants.

Nous nous sommes fait depuis longtemps une idée précise et objective de cette nécessaire vision d’ensemble.

Ce n’est le cas : ni de la municipalité, ni des discrets véritables dirigeants du pays.

Notre vision prend en compte les forces et les faiblesses de la Cité des anciens Peintres de talents.

Cette vision s’appuie sur les marqueurs (qualitatifs, positifs ou négatifs) qui se décèlent lorsque l’on veut bien établir un état de santé général de la commune.

La synthèse est édifiante, le bilan est lamentable : la commune est ravagée dans tous les domaines de la vie courante de sa population.

                                                                        _ _ _

 

            En 1945, le résultat du recensement des populations additionnées des communes de  Pont-Aven et de Nizon, avoisinait 4000 personnes.

            Aujourd’hui cet ensemble n’est plus qu’environ 2850 personnes.

En y réfléchissant un peu, nous constaterons que c’est le centre historique de Pont-Aven qui a perdu la quasi-totalité de sa population : soit environ un millier d’individus.

De surcroît, et plus grave encore, la population vieillie de façon préoccupante.

Il faut savoir que depuis 50 ans, il ne se crée plus d’emplois valorisants sur la commune et que ceux existants disparaissent inéluctablement. Les jeunes arrivant sur le marché de l’emploi doivent impérativement quitter la commune.

Compte tenu de la situation, il serait aujourd’hui utopique d’imaginer pouvoir  fixer une nouvelle génération d’habitants actifs sans la mise en œuvre de mesures particulières d’une grande ampleur.

Les utopies, les orgeuils et les erreurs du passé ne peuvent plus avoir court dans ce pays qui se décline petit à petit en une vaste maison de retraite. 

 

* * *

- Nos réflexions sur le devenir de ce secteur en friche -

 

En premier lieu, nous inviterons les lecteurs de ce réquisitoire à prendre connaissance du pamphlet que nous avons publié en 2007 sous le titre :

« Le Testament des Maudits de la Secte du christ jaune »

- Extrait -

Il pleut doucement sur la ville.

Nous sommes en l’an trois mille.

Rimbaud sirote chez Correlleau et Grall est au bistrot.

Le vieil arbre de la Liberté millénaire est toujours là.
Au chapitre congru de l’art moderne le nom de Pont-Aven est là aussi.

Une visite de la ville, le monde entier en meurt d’envie.

+

Nous sommes dans les années deux mille.

Il pleut doucement sur la ville.

On peut rêver dans un supplément d’âme d’une cité œuvrant dans l’émotion

plutôt que dans l’apparat,

d’un Pont-Aven attrayant et irrésistible à nouveau prédestiné à l’art.

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Sans tomber dans une idéalisation nostalgique sans rapport avec l’actualité du monde,

Imaginons en ces lieux l’émergence d’un pôle artistique et touristique, fleuron de la Bretagne contemporaine.

Ce projet est à la portée de la ville,

des hectares de friches industrielles n’attendent que cela*

 

Le sauvetage concomitant des ruines de Rustéphan permettrait aux habitants de renouer avec leur histoire en apportant une formidable impulsion à l’image de la plus célèbre ville de l’Ouest.
Son centre décongestionné et ses rues désencombrées, la cité, dans sa nécessaire mutation contemporaine, pourrait retrouver une identité à la hauteur de sa renommée et de ses ambitions.

Le cœur et les poumons de la cité sont blottis dans sa rivière.

C’est un énorme bol d’air frais qu’apporterait un projet d’urbanisme mettant en valeur la fluidité de l’Aven depuis le haut du Bois d’Amour* jusqu’au bout du port avec en point d’orgue la réhabilitation de son centre historique :

. Un projet d’aménagement des plus simples à mettre en œuvre dans un espace qui n’est en réalité qu’un petit village en perdition.

- - -

 

* Nous pensions en cela à l’ancienne conserverie Le Glouannec

 

Mettre en valeur la fluidité de l’Aven ?

            Ce n’est pas le sujet de notre réflexion du jour, mais il nous paraît toutefois utile de préciser ici que dans le cadre de notre vision d’ensemble du futur de la commune, nous avons intégré les lourdes difficultés présentées par la situation foncière et juridique de l’Aven. (Nous sommes un Géomètre Expert en retraite)

Un lit où s’entremêlent de façon imprécise des biens privé lié à l’histoire des moulins (les canaux d’amenée de l'eau, les déversoirs, les vannes etc.) et le lit proprement dit en tant que bien public.

Dans le centre ville, environ 1/3 de cet espace serait public, 2/3 privé.

Cette problématique : si elle n’est pas résolue, aura immédiatement pour effet de bloquer toute tentative de réaménagement de cette rivière.

 

* * *

 

Les règles d’urbanisme en vigueur sur le secteur :

1° Le PLU :

L’espace de cette friche est classé au PLU en vigueur, en Zone d’Aménagements futurs.

La municipalité vient de décider comme nous venons de le signaler dans notre préambule, d’ouvrir cet ensemble à un aménagement spécifique.

 

2° Le SCOT de la CCA :

C’est un élément majeur à intégrer obligatoirement aux réflexions préalables concernant l’ouverture de cette zone à son aménagement.

 

Il faut savoir et retenir que le précédant maire de Pont-Aven a sacrifié l’avenir de la commune et de ses habitants sur l’hôtel du futur musée de la CCA.

Nous apporterons pour preuves quelques extraits de ce SCOT mais pour comprendre plus précisément les fondements de notre accusation, il serait nécessaire de prendre connaissance de l’ensemble du dossier de ce SCOT.

Extraits choisis :

Le territoire de PONT-AVEN

Le SCoT a pour objectif prioritaire

- « De renforcer et développer le pôle structurant de Concarneau -Trégunc et Rosporden »

- « De renforcer l’attractivité de ces communes en termes d’emplois, de services, d’équipements et de commerces »

- « CONCARNEAU est le pôle économique du territoire. C’est aussi une ville exceptionnelle par son patrimoine et son histoire qui lui confère une image et une notoriété qui rejaillissent sur l’ensemble de la CCA.

 

La cible du ScoT : Conforter la fonction de Concarneau comme le moteur d’affirmation du bassin de vie de la CCA »

- « Rosporden est le pôle d’équilibre essentiel dans la nouvelle armature territoriale. Ses spécificités économiques contribuent, après Concarneau, à définir la capacité d’accueil à l’échelle de la CCA.

 

La cible du ScoT : renforcer les réseaux de communications entre Concarneau et Rosporden afin d’affirmer la polarité des deux villes »

 

- En matière d’équipements culturels :

« Les pôles de Concarneau, Trégunc et Rosporden, doivent être les lieux privilégiés d’accueil de ces équipements structurants et constituer ainsi les têtes des réseaux des activités culturelles rayonnant sur l’ensemble du territoire de la CCA »

 

- En matières de parcs d’activités et artisanaux :

« Ces communes accueilleront les parcs d’activités stratégiques de la CCA »

- Dans le domaine tertiaire :

 

«  L’activité tertiaire doit se localiser préférentiellement à Concarneau et Rosporden »

 

Les raisons de ces choix ?

« Chaque projet d’aménagement ou d’équipement futur devra se rapprocher du futur Réseau de transport public entre : Concarneau/Rosporden, afin d’éviter tout développement anarchique »

 

Comment situer l’avenir d’un Pont-Aven en ruine dans ces conditions ?

C’est la question cruciale qui se posera dorénavant à ceux qui auront la charge de se préoccuper du futur de cette commune en perdition.

 

* * *

 

- Le potentiel de la friche industrielle du Bois d’Amour -

 

La grande et seule opportunité de création d’emplois valorisants pour la génération actuelle se situe en ce lieu magique.

Manifestement le SCOT ignore le potentiel de cet espace.

Pour autant et indirectement, les prescriptions de ce document relatives au devenir Pont-Aven devraient mener les dirigeants de la commune à se préoccuper de cette précieuse réserve d’espaces aménageables.

Extrait de ces prescriptions :

« Pont-Aven : La commune ne doit pas subir une croissance qu’elle ne peut pas – ou mal – contenir »

« Pont-Aven nécessite une exigence environnementale culturelle et patrimoniale forte. Cette exigence s’exprime dans le SCoT par un encouragement d’un développement touristique sans pénaliser ses fondements par un développement urbain excessif, et sans altérer son centre bourg par une monofonctionnalité exacerbée autour d’une activité touristique sanctualisée »

« Les projets doivent prendre en compte des capacités d’accueils adaptées pour chaque commune »

 

Nous observerons que ces prescriptions s’opposaient farouchement à la délivrance du permis de construire du futur musée de la « CCânerie » dans le centre de la ville.

Un P. de C. accordé ultérieurement à l’adoption du SCOT par l’ensemble des municipalités de la communauté de communes !

 

Ainsi, après avoir validé officiellement ce SCOT, la précédente municipalité a  manifestement décidé d’altérer le centre historique de la ville en y créant un  musée démesuré par rapport aux capacités de la ville, en pénalisant ses fondements originaux et en y chassant ses habitants par un développement urbain ultra-excessif, en renforçant sa monofonctionnalité exacerbée autour d’une activité touristique sanctualisée.

Ce qui signifie que l’avenir du secteur de la friche du Bois d’Amour prend une importance considérable pour le sauvetage de la commune.

 

Revenons donc sur cette friche.
Un espace pour lequel une urbanisation raisonnée et raisonnable devrait prendre en compte à notre sens l’un des principaux objectifs (à caractère général et de bon sens) introduit dans le SCOT

A savoir :

 

Dans le domaine des activités :

 Afin de limiter les risques de crises structurelles de l’économie du territoire, il est important de favoriser la diversification et l’émergence de nouvelles filières porteuses de créations d’emplois et de richesses.

 

A Pont-Aven : imaginer pouvoir favoriser pour les 20 ans à venir, la diversification et l’émergence de nouvelles filières porteuses de créations d’emplois et de richesses, pouvant faire front à la domination du pôle principal de la CCA  est une utopie.

Une utopie qui peut se transformer en réalité, à la seule condition d’admettre que la ville puisse s’étendre vers la rue du Bois d’Amour.

Vers la friche de l’ancienne dernière conserverie du secteur, en déshérence depuis 15 ans, et qui représente une véritable aubaine pour imaginer une revitalisation de l’ensemble du centre historique de la ville.

Comme nous l’avons précédemment écrit :

Ce projet est à la portée de la ville,

des hectares de friches industrielles n’attendent que cela.

Son centre ainsi décongestionné et ses rues désencombrées, la cité, dans sa nécessaire mutation contemporaine, pourrait retrouver une identité à la hauteur de sa renommée et de ses ambitions.

 

* * *

 

- NOTRE ANALYSE ET NOS PROPOSITIONS –

 

 

Nous ne saurions réfléchir à cet espace sans y intégrer l’ensemble du devenir du quartier formé par cette friche associée à l’aménagement de l’ancienne gare et à la réhabilitation de la rue du Général De Gaulle : cette dernière en pleine déconfiture commerciale.

Notre vœu serait évidemment d’y créer des emplois et surtout des emplois valorisants gages d’émergences de forces vives sur la commune.

Pont-Aven ne peut compter sur la CCA pour exaucer ce vœu.

 

Lorsque l’on connaît les effets ravageurs du premier agrandissement du musée sur la ville, il était évident qu’il fallait implanter le futur musée sur le site de la Belle Angèle.

Il faut comprendre par ailleurs que dans les esprits des élus de la commune, des responsables de la CCA, et de la poignée de commerçants du centre de la ville, la seule fonction du nouveau musée est de servir d’appât aux touristes.  (ils ne parlent que de ça !)

Ce musée n’appartient plus à Pont-Aven. Les élus locaux n’ont plus aucune autorité sur son devenir. Ses dirigeants vivent dans une bulle hermétique totalement déconnectée des habitants de la commune.

Ce n’est plus en cet endroit que la population pourrait rêver « d’allumer les feux de son avenir »

Ces habitants qui : sachons le, ne disposent que d’une minable bibliothèque communale implantée dans un bâtiment de fortune.

Il y a longtemps que nous avons compris que l’extraordinaire et riche mémoire de la commune et de ses habitants, était petit à petit confisquée par des forces dominatrices du pays liées au musée.

La mémoire collective de la population locale, l’esprit des lieux, l’image et l’identité propres à Pont-Aven, c’est sans relâche que nous essayons : envers et contre tous, de sauvegarder depuis des décennies.

Notre vécu et nos connaissances nous ont depuis longtemps persuadé : qu'au regard de son charme et son extraordinaire passé :

L’ancienne Cité des Peintres de talent avait une destination toute tracée :

Devenir un lieu privilégié de rencontres entre amateurs d’art.

 

Un lieu de rencontres, d’échanges de connaissances artistiques, de discussions et débats passionnées, un lieu de liberté d’expressions culturelles « bien de chez nous »

Une école, non pas de peinture (Elle n’a jamais existé), mais de formation sur le tas, de futurs amateurs d’art éclairés : comme autrefois dans les années 1950/1970 que nous avons connues.

En racontant cela nous pensons à la friche du Bois d’Amour.

Nous pensons à la création en ce lieu magique, d’un espace digne de l’ambition de l’héritage patrimonial et culturel que les générations se transmettaient. Un espace comprenant une grande bibliothèque (à constituer) de la riche et singulière mémoire du pays. Un espace d’expositions, d’animations, de promotion et de mise en valeur du riche patrimoine  du pays.

Nous imaginons Pont-Aven dotée d’un local des plus sobres, mais bien adapté aux fonctions que nous venons d’énumérer.

Nous imaginons le site de l’ancienne usine Le Glouannec, doté d’une école buissonnière destinée aux amateurs d’art et propice au développement de l’esprit d’analyse critique et qualitative de ses élèves.

Une école où l’on pourrait s’instruire en s’amusant. Et pourquoi pas : devenir collectionneur d’art éclairé.

Tout cela reste concrètement à imaginer et prendre forme.

Autour de cette idée première, devrait naître celle de la revitalisation de la rue du Général De Gaulle et du quartier de la gare.

 

Cela dit, notre réflexion va bien au-delà de l’amusement culturel.

Dans notre vision, nous intégrons un objectif crucial pour les habitants : «LA CREATIONS D’EMPLOIS »

Si la force de Pont-Aven est dans son privilège de paraître comme une ville séduisante et attirante pour les touristes, elle a plus profondément en soi des capacités : inexploitées depuis la dernière guerre, qui pouraient sans aucun doute lui permettre de redevenir créatrice d’emplois. 

Elle bénéficie d’un potentiel de forces en réserve, pour devenir ce qu’elle fut durant des siècles : un creuset d’entrepreneurs-employeurs.

 

Le site du Bois d’Amour est idéalement placé pour se transformer en un Pôle d’excellence, à la fois en matière de Culture et de créations d’emplois.

 

Nous proposons de réfléchir sur un projet d’aménagements : somme toute modeste, car ne  s’étendant que sur les 2 à 3 hectares aménageables du site même élargi sur ses proximités.

Un projet sachant tirer parti de la notoriété de la Cité des anciens Peintres de talent.

 

Une démarche qui serait à ne pas en douter, socialement valorisante pour tous.  

Notre projet s’inscrit évidemment dans un horizon lointain.                                                                                               

                                                                                                  Pont-Aven le 30/12/2014

                                                                                                 Gérard BERTHELOM

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A suivre demain

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