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lorsque la presse nationale s'en mêle

Publié le par chercheur d'histoires

lorsque la presse nationale s'en mêle

Je lis :

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" On imagine d'avance l'enchantement, les galettes et les palettes. La mer, le joli village breton. Et le fantôme de Gauguin ... coincée dans un bouchon entre deux cars de touristes à bobs sponsorisés, on déchante lourdement. De part et d'autre, la foule chamarrée guigne la carte postale, achète ses gâteaux, entre dans une galerie d'art où trônent des tableaux de longères sur fond d'hortensias, pénètre dans la suivante aux "marines" bretonnantes, avant de craquer pour un poster avec voilier et flots bleus, qui ferait l'affaire à Antibes, sauf que c'est écrit Pont-Aven dessus. On s'achemine sur la place, célèbre triangle bordé de demeures imposantes aux toits bleutés. Déception. Enseigne d'une banque, d'un café, jusqu'à ces gros cubes jaunes à coté de la vieille fontaine pour annoncer l'exposition de "sculptures en trois dimensions".
C'est donc cela, Pont-Aven ?

Quelque chose nous dit que non. " ...

Extrait d'un article signé Maryvonne Ollivry,  dans :  "Madame Figaro" du 31 juillet 1999

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Quelque chose me dit que si, même si, pour moi, cette vision reste encore idyllique par rapport à la déplorable réalité des lieux : une réalité que les dociles élustucrus et leurs

supporters refusent de voir. Les avez-vous vus dans les rues de la ville ?

Ils rasent les murs en baissant les yeux pour ne rien voir, rien entendre et rien savoir.

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Depuis que le Préfet ...

Publié le par chercheur d'histoires

Depuis que le Préfet ...

Depuis que le Préfet a interdit d'arroser les jardins pour cause de sécheresse, le bon dieu arrose tous les jours ma pelouse. Il ne se rend pas compte que nous sommes à Pont-Aven et que je risque à tout moment la grosse amende pour arrosage illicite.

Je ne possède pas la carte "passes-droits" pontavenaise, moi.

Les problèmes de sécheresse, tout le monde s'en fout dans ce pays de mauvais peintres. Depuis plus d'un siècle, il vit sans problème malgré la grande sécheresse permanente de créativité artistique qui y sévit.

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A Nizon, ce samedi, était organisée la fête de la musique dans le cadre de l'inauguration en fanfare du nouveau podiuminable de la place des anciens Grands Chênes.

Vous ne me croirez pas, mais il n'a pas plu.

Rien d'anormal en cela : c'est le pays des grenouilles de bénitier qui savent prier le seigneur à bon escient.

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Depuis trois jours ...

Publié le par chercheur d'histoires

Depuis trois jours ...

Ces trois derniers jours, les pontavenounours n'ont pas arrêté de rouspéter.

Ils râlaient contre l'occupation de leur Grande Place par une équipe de télévision venue tourner de nouveaux épisodes du feuilleton "Doc Martin".

Cette équipe n'a pas eu de chance. En cette période de grande sécheresse, il a plu abondamment sur la ville durant ces trois jours.
Comme quoi, en Bretagne : "il ne pleut pas que sur les cons".

Il pleut aussi sur les conneries.

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Lundi soir à l'hôtel de ville

Publié le par chercheur d'histoires

Lundi soir à l'hôtel de ville

"Lundi soir à l'hôtel de ville" 

C'est le début d'un article de presse :

" Lundi soir, à l'hôtel de ville, une réunion-débat a mis face à face les représentants de la municipalité et les pontavenistes ayant bien voulu répondre à la "fiche incitative de réflexion" distribuée dernièrement. "

Nous sommes le 09 07 1981 ... dans une autre vie de Pont-Aven, où les débats ne faisaient pas peur aux élus.

Je reprends le texte de l'article

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" Un musée permanent "

" L'idée est en cours de réalisation, et le musée qui ne fonctionne actuellement que trois mois dans l'année sera rattaché d'ici deux ans, à celui de Quimper. Dans ce contexte, il est prévu qu'il sera ouvert de Pâques à septembre. Ce musée possédera alors une structure officielle et les expositions prêtées par les musées nationaux, y seront de grande qualité et de plus longue durée. Pour ce qui est de créer un musée permanent, cela n'entre pas dans les possibilités matérielles de la commune, car les frais qu'il occasionnerait, notamment celui de  rétribuer un gardien, seraient beaucoup trop importants "

" Et la politique culturelle ? "

" Sur ce point, les choses sont restées assez vagues car elle exige la création d'une infrastructure solide qui puisse favoriser son plein épanouissement.
Cependant, il a bien été précisé que "la peinture à Pont-Aven " ça ne suffisait pas, et qu'il faudrait faire plus de choses pour les gens du pays "

Je lis encore avec délices, un peu plus loin dans le texte, cette remarque d'un architecte :

" Il est nécessaire de mettre au point un système de décongestionnement du centre ville " 

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Peine perdue pour l'architecte.

Quelques années plus tard la municipalité décidait d'agrandir le petit musée initial au même endroit. Ce qui a eu pour conséquence néfaste de congestionner considérablement plus ce centre ville.

Pour le reste, je n'ai rien à ajouter : c'est le bon sens qui s'exprimait encore en ce temps là, sans détour.

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Des coupures de journaux : en veux-tu? en voilà

Publié le par chercheur d'histoires

Des coupures de journaux : en veux-tu? en voilà

Je ne m'adresse pas aux dirigeants de la commune. Ils brûlent d'envie de jeter les vielles coupures de presse au feu pour ne plus entendre parler de la mémoire des habitants.

Pour les autres, j'ai trouvé une nouvelle curiosité à leur proposer.

Nous sommes en Juillet 1986. La grande année de l'ouverture du nouveau musée, et déjà

la population s'inquiète des néfastes conséquences que cette ouverture va occasionner

pour les habitants .

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Le titre de l'article :

"Il n'y en a que pour le musée"

" Bon nombre de pontavénistes en ont ras-le-bol des millions dépensés pour les touristes. Mis à part les professionnels qui peuvent espérer tirer un bénéfice de cette aventure touristique et les pontavénistes qui aiment Gauguin *  et le passé artistique de notre cité, le commun des habitants n'en a strictement rien à faire. Tout l'été, on supportera la marée humaine drainée par la peinture, mais attention à la rentrée. Il faudra bien remettre sur le tapis le dossier de la salle culturelle restée en sursis : les associations attendent ce moment de pied ferme. Ce sera leur musée à eux, leur lieu de réjouissance. 

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comme le choux à la crème !

Depuis cette date, les municipalités successives ont trouvé un moyen radical de fermer le bec à ce type de parasite râleur.

- Les éliminer en chassant les habitants du centre ville historique.

  Combien d'habitants vivent encore dans ce centre aujourd'hui ?

- Et, mettre un frein au développement de l'emploi valorisant sur la commune pour éviter que de nouvelles forces vives viennent troubler et compromettre leur domination actuelle. Des dirigeants qui ne sont plus qu'une clique pseudo politico-culturelle à bout de souffle.

Elles sont où les  "indispensables" forces vives sur la commune ?

Ils sont où les "utiles parasites" râleurs ?

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La fête des cabanes

Publié le par chercheur d'histoires

La fête des cabanes

La fête des cabanes est la dernière grande idée géniale des nizonn'arts et je les envie.

C'est peut-être d'ailleurs pour eux la toute dernière idée de ce genre. on peut constater aujourd'hui que cette ancienne commune suit de plus en plus le chemin décadent tracé par Pont-Aven ville. Mais je les envie car ils ont su (jusqu'à présent) préserver leurs mémoires, leurs identités locales, contrairement aux morts-vivants de Pont-Aven qui les ont enterrées depuis belle lurette.

J'appartiens à la génération pontavénaise de la confrérie des constructeurs de cabanes du Bois d'Amour. Nous les construisions à Minguinis sur les îlots de la rivière dominée par "la citadelle" forteresse invincible formée par d'énormes blocs de granit au sommet de laquelle nous aurions pu nous réfugier en cas d'attaques : attaques par des ostrogots venus du nord, plus communément appelés : bouzeux de Nizon. Durant toute ma carrière de combattant, ces glaiseux ne sont jamais venus nous enquiquiner : nous les enfants de Pont-Aven de la génération "savonnette cadum".

Nous pensions être à l'abri des lancés de cailloux ou de flèches ennemis, mais surtout 

 à l'abri de la famine dans nos cabanes îliennes en cas de blocus. Nous étions entourés d'eau où grouillaient truites, saumons sauvages et moules perlières. Je me souviens

des pêches aux moules. Une légende orale dit que les belles filles de Pont-Aven portaient au cou des colliers de perles provenant de ce lieu mystérieux.
J'ai quelques fois décelé la petite boule précieuse en frottant des doigts la chair flasque du mollusque, mais je reconnais qu'il m'aurait fallu une grosse loupe pour

réellement l'observer. C'est tout ce dont je me souviens de cette époque épique, mais au moins il me reste quelque chose qui a échappé à l'enterrement de première classe

de la mémoire collective de Pont-Aven.

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Conclusions : La fusion effective entre Nizon et Pont-Aven n'est pas pour demain.

- Nizon vit encore au temps des gens heureux :  celui des constructeurs de cabanes ...

  ... mais attention, des constructeurs de cabanons préfabriqués à usage de classes     d'écoles, se pointent à l'horizon !

- Durant ce temps, Pont-Aven se mortifie dans la construction de musées.

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Ce week-end

Publié le par chercheur d'histoires

Ce week-end

Ce week-end ce fufu la fête aux grenouilles mais pas celle des cabanes à Nizon.

Comme le dit un célèbre dicton : En Bretagne il ne pleut que sur les C. (cabanes) et pourtant, jusqu'à présent les organisateurs ont souvent eu de l'aven dans le choix

de la date de leur fête.

Un week end ensoleillé et festif au bord de la rivière, cela ne se refuse pas. Encore faut-il que le bon dieu y mette du sien au pays "des calvaires et de l'enfer"

La municipalité, dans un grand élan de générosité, a entrepris de construire "illégalement" un podium à ciel ouvert place des Grands Chênes.

Ce dimanche à Nizon, il a plu sur les Cabanes, ça donne à réfléchir.

C'est un hangarde préférence dans l'esprit des lieux , qu'il aurait fallu construire pour faire face aux mauvaises humeurs de notre créateur tout puissant. 

C'est encore raté.

(suite demain)

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Ouf !

Publié le par chercheur d'histoires

Ouf !

Le bon dieu a écouté leurs prières : 

" Surtout pas lui à Pont-Aven, S.V.P. mon dieu "

Cette semaine, Frédéric MITTERAND se promenait en Cornouailles.

Je pensais le voir à Pont-Aven avec une valise pleine d'oseille. Et bien non,

il s'est attardé à Quimper où il a visité le musée  : "aux trésors remarquables",

"il a arpenté - admiratif - les ruelles du centre ville" après avoir rencontré

les architectes des Bâtiments de France dans leurs nouveaux locaux.

Imaginez notre Ministre de la Culture décidant de venir faire du lèche-vitrines dans les rues de Pont-Aven, après avoir été se ressourcer à  Rustephan !

Il aurait découvert l'envers du décor : le champ de ruines du centre ville historique. 

Il est sûr qu'il repartait illico presto avec sa valise pleine de fric à craquer, convaincu d'avoir été berné par la direction de la secte du christ jaune.

Ouf, les élustucrus ont eu très chaud pour leur projet, vous ne croyez-pas ?

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De son discours ministériel rapporté dans la presse, j'ai retenu :

" La tradition de l'intervention de l'Etat dans la culture est toujours là, et elle est à présent partagée par l'engagement et la compétence des collectivités territoriales "

A Pont-Aven, il aurait dû modifier un mot pour que le discours reste juste.

Le mot compétence par celui d'incompétence.

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Des coupures de journaux (suite)

Publié le par chercheur d'histoires

Des coupures de journaux (suite)

Nous ne quittons pas les années 1980.

J'ai sélectionné dans la rubrique 

"Nos lecteurs nous écrivent" cet article :

"Architecture et cachet régional"

Note préalable : ce lecteur de Pont-Aven demande à garder l'anonymat (c'est donc un vrai pontavéniste pur souche) et fait part de quelques considérations sur les travaux de rénovations entrepris au centre ville.

" Un pays essentiellement touristique comme Pont-Aven mérite qu'on lui conserve un style régional. Quelques fleurs aux fenêtres agrémenteraient le paysage. Mais de grâce, halte au modernisme, fruit de la paresse de certains architectes. Les transformations des vitrines et des façades d'immeubles réalisées place de l'hôtel de ville me choquent particulièrement. A mon avis, c'est un désastre. Bientôt, toutes les immeubles de cette place seront dotées de portes en verre, ce qui leur enlève leur caractère.

A Pont-Aven, on saccage et on détruit, mais à côté de cela, certain candidats à la construction sont ennuyés pour des peccadilles"

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Voilà encore un article trentenaire qui conserve toute la fraîcheur de son bon sens.

J'apporte ma petite touche personnelle à cet article :

L'ancien Hôtel JULIA risque fort d'être la prochaine victime de ce désastre (sous prétexte de modernisme) . Je pense au néfaste projet programmé par la municipalité sur ce prestigieux édifice.

Le plan retenu a été divulgué par la presse.

De la vitrine en verre, il y en aura :

aussi "belle" que celles d'un hypermarché.

Il y en aura suffisamment pour trahir le caractère initial du bâtiment dont la façade est "en principe" protégée par le règlement de la ZPPAUP !

Où est passé l'architecte des Bâtiments de France : il boude Pont-Aven depuis quelques temps semble t-il ?

C'est ainsi que, petit à petit, le centre de Pont-Aven se vide de sa substance originelle.

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Des coupures de journaux

Publié le par chercheur d'histoires

Des coupures de journaux

Des coupures de journaux du début des années 1980, qui en disent long.

Nous nous retrouvons à l'époque où la municipalité réfléchit sur un éventuel agrandissement du musée primitif, créé au début des années 1960 par quelques amateurs d'arts locaux. Cette création est à l'origine du développement culturel de la cité de l'après-guerre. Elle a permis de préserver et même de booster, durant son temps, le dynamisme commercial traditionnel de la ville. 

--- 1er article de presse ------------------------------------------------------------------

" Une disproportion entre la gloire de Gauguin

  et les ressources de Pont-Aven "

L'avis de Jack Lang, ministre de la culture :

" il importe de noter qu'il existe une disproportion historique et économique entre la gloire internationale de Gauguin et des artistes qui l'entourèrent et les ressources propres de la commune de Pont-Aven qui doit faire face à un héritage culturel trop lourd. Il me semble exclu que Gauguin, Emile Bernard ou Sérusier puissent un jour être dignement représentés, compte tenu de la rareté de leurs œuvres et des prix atteints par leurs tableaux.

Créer un musée à Pont-Aven où ces artistes universellement reconnus ne seraient pas représentés irait à l'encontre du but recherché, car le public touristique serait forcément déçu de ne pouvoir les admirer. Le patrimoine breton (pictural) a depuis belle lurette quitté sa Bretagne. Même les collections nationales sont très pauvres en la matière" 

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Il préconise plutôt " aux pontavénistes de créer un espace polyvalent dans lequel serait poursuivie la politique des expositions actuelles "

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Ce sentiment du ministre de la culture de l'époque est des plus pertinents et toujours d'une brûlante actualité.

Je ne suis pas ministre de la culture, mais je me suis déjà exprimé sur ce blog sur la

nécessité vitale de créer à Pont-Aven : si ses habitants veulent préserver et transmettre aux générations futures ses valeurs, une grande bibliothèque de la mémoire des lieux : un cabinet de réflexions dont le sens et l'esprit vont au-delà de ceux d'un simple espace polyvalent préconisé par Lang, mais l'idée profonde est la même.

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