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Les petits esprits étriqués p 3/6

Publié le par chercheur d'histoires

Les petits esprits étriqués p 3/6

J'apprends dans presse que lors de la dernière réunion du conseil municipal, l'adjoint aux associations s'est informé auprès de sa mère supérieure sur le devenir de la salle Julia.

Il est bête ou quoi ?

- Nous savons que depuis les années 30 et jusqu'à ce jour elle était mise à la disposition des associations locales dans le cadre de l'épanouissement culturel du peuple.

Souvenez-vous des Grands Bals en ce lieu qui permettaient aux cercles et associations de récolter les fonds nécessaires pour organiser leurs Grandes Fêtes d'intérêt au moins régional.

- Nous savons par ailleurs que cet adjoint a réuni les responsables des associations locales la semaine passée pour fixer les dates des événements 2012 sur la commune.

Je pense qu'il a été interpellé par les responsables de ces assos sur le devenir de leurs salles associatives traditionnelles dans l'hôtel de ville.

Aurait-il oublié qu'avec sa complicité active au sein du conseil municipal, les associations ont été expulsées de cet illustre hôtel ?

Depuis plus d'un an des journalistes bien informés nous ont dévoilé que la salle Julia serait incorporée - comme tout le reste du bâtiment y compris sa cour - au futur musée mais avec un rôle polyvalent permettant "à titre exclusif"  à l'élite culturelle pontavéneuse de l'exploiter.

Mère supérieure, agacée par la question, lui a répondu fermement :

"Pas question que le petit peuple y mettre les pieds"

C'est ainsi que cette élite du troisième âge bénéficiera dans l'avenir de trois espaces culturels pour se divertir : l'église de Nizon, la chapelle de Trémalo et la salle Julia.

Pour le petit peuple pontavenian-nian, il lui restera : la TV, l'eau courante et leurs yeux pour pleurer : que demander de plus ?

Qu'il est doux aujourd'hui de vivre à Pont-Aven !

--- A demain -------------------------------------------------------------

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Les petits esprits étriqués p 2/6

Publié le par chercheur d'histoires

Les petits esprits étriqués p 2/6

Pourquoi donc cet ultime vote d'un avant-projet sommaire :

Vous n'avez pas deviné ?

Revenons sur le roman noir de cette histoire en construction.

Les enfants de cœurs d'artichauts-chotes de Pont-aven ont décidé, en début d'année,  de bazarder le musée et l'hôtel de ville de la commune à la future CCA.

Cette cession prendra effet au 1er janvier prochain. Le destin de cet ensemble sera dès lors, dans les pattes des molosses de la CCA.

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Jeudi dernier, lors de la toute dernière réunion de l'ancienne 4C, son président a précisé que  les modalités de fonctionnement de la future Tour de Ba'Belle Angèle seront fixées dans les cinq prochains mois. 

Ils ne perdent pas de temps les gaill'arts.

Les élustucrus de Pont-Aven leur ont manifestement déjà inculqué la manie de décider avant de réfléchir : ça promet !

Ce n'est pas sérieux : à cette heure, personne ne connaît :  ni le coût réel de cette délicate et risquée opération " à cœur ouvert", ni les modalités de son financement qui est très loin d'être bouclé.

Heureusement que nous ne sommes pas en crise !

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Revenons à nos moutons de panurge locaux :

Il était donc urgent pour eux de ficeler leur bébé avant que les élus des autres communes ne mettent le nez dans leurs élucubrations.

C'est ce qui s'appelle : bien ficeler le pét'art avant qu'il n'explose.

--- A demain -------------------------------------------------------------

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Comment occuper les petits esprits étriqués ? p1/6

Publié le par chercheur d'histoires

Comment occuper les petits esprits étriqués ? p 1/6

Depuis longtemps, c'est la grande préoccupation des maires de Pont-Aven.
Comment occuper les petits esprits étriqués des élustucrus, sachant qu'il ne faut surtout pas leur donner le temps de la réflexion avant de leur proposer de : voter fauter.

Je reconnais la grande qualité de  Dame la soutane en ce domaine. Elle mérite d'ailleurs un prix d'excellence dans la manipulation des esprits.

Combien de fois depuis plus de 3 ans, le projet de la future gendarmerie a t-il été mis à l'ordre du jour du conseil municipal : 10 fois, 15 fois ?

Elle a réussi avec brio à faire tourner en bourrique tous les figurants du conseil municipal sur le grand casse-tête du rond-point de cette future caserne.

D'ailleurs, où en sont-ils ? Je suis en manque : je n'ai plus rien  à raconter sur ce sujet depuis 6 mois.

-  Combien de fois les élustucrus ont-ils dû se pencher sur l'adoption du projet de leur divin musée ?

Lundi dernier, ils ont adopté pour l'unième fois, "l'avant-projet sommaire" du mastodonte.

Moi aussi je risque de tourner en bourrique lorsque je réfléchis en essayant de comprendre les raisons qui justifieraient la mise en œuvre de ce projet. Je n'en décèle aucune dans leurs propos d'une immense débilité.

Débilité dans laquelle dame la soutane et ses acolytes ont engagé leurs enfants de chœur d'artichaut ... sur la voie de la déroute.

(Je reviendrai bientôt sur la débilité de toutes les raisons invoquées)

Je ne sais plus où donner de la tête.

--- à demain -------------------------------------------------------------


 





 

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les vœux de la municipalité

Publié le par chercheur d'histoires

les vœux de la municipalité

Avez-vous reçu la carte de vœux de la municipalité ?

 Les collectionneurs d'images pieuses, ont été gatés cette année et sûrement heureux de recevoir une superbe "Vierge à l'enfant Jésus"

Merci dame la soutane.

Il n'y a qu'à Pont-Aven que la laïcité républicaine se décline de façon si remarquable en signe ostentatoire religieux.

Nous irons tous au paradis

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Morte ou vive ?

Publié le par chercheur d'histoires

Morte ou vive ?

Le fonds de documentation du musée : fonds appartenant à l'ancien musée communal, reste encore une part non négligeable  de la mémoire vive de la cité.

Principalement orientée vers la mémoire picturale de Pont-Aven, cette bibliothèque détient par ailleurs un ensemble de précieux documents sur la vie et l'histoire des anciens habitants de la commune.

Des élustucrus écervelés ont décidé de brader les lieux au profit d'un commerce touristique basique : véritable fléau moderne pour Pont-Aven.

Combien d'entre eux ont-ils, ne serait-ce qu'une fois par curiosité, poussé la porte de cette bibliothèque pour se renseigner sur son contenu ?

J'aimerais bien le savoir : pas vous ?

Que va advenir cette mémoire vive lorsque l'on constate avec stupéfaction que les élus n'en ont rien à foutre ?.

Je suis très inquiet.

Elle appartient pourtant - elle aussi et de façon inaliénable - à tous les habitants de la commune.

N'ayant en tête que la construction de leur Grand Temple d'Inculture Touristique,

ne pensez pas que les dirigeants du pays vont se préoccuper de l'avenir de vieilles paperasses : vous seriez déçus.

Ce fonds est mort car inefficace pour attirer des troupeaux de traine-savates.

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Que vont-ils devenir ?

Publié le par chercheur d'histoires

Que vont-ils devenir ?

En 1959, les fondateurs du petit musée de Pont-Aven avaient imaginé de constituer un fonds d'œuvres picturales du futur, en exigeant que les peintres contemporains exposants dans les salles de l'hôtel de ville, offrent un tableau à la ville.

Quel est le nombre d'exposants que les salles Julia et Gauguin  ont accueilli depuis cette date ? Personne ne peut y répondre.

Je mets là encore le doigt sur une page arrachée de l'histoire de la cité. Elle sera peut-être pour moi, l'occasion de préparer une nouvelle exposition dans le futur (pour l'instant je travaille sur la page : également arrachée, de l'histoire du petit musée initial)

Ce fonds de plusieurs centaines de tableaux appartient à la commune. Il constitue donc un bien commun à tous ses habitants.

Quoique mineur du point de vue artistique, il s'intègre à l'histoire générale "inaliénable" de Pont-Aven.

C'est un indispensable marqueur pictural de l'esprit de la deuxième moitié du XXe siècle dans la cité : de la matière première pour les historiens du futur, et des habitants en quête de l'identité de leur cité.

Je suis inquiet : Que va-il devenir au sein d'une future CCA dont les membres n'en auront rien à foutre ?

Mon inquiétude porte également sur un autre fonds commun en grand danger, particulièrement précieux pour la préservation de la mémoire et de l'identité singulière de Pont-Aven et ses habitants.

A suivre demain 

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Croire aux miracles

Publié le par chercheur d'histoires

Croire aux miracles

De trop y croire, n'est-ce pas une "Lourdes" bêtise ?

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Prière à  dieu Gauguin :

" A votre mémoire,

" nous allons construire un Grand  Palais Ruin'art,

" Venez une nouvelle fois au secours de l'Art :

" Apportez-nous dare-d'art ...

" ... le pognon qui nous manque tant.

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Il est dit dans les sombres couloirs décrépis de la mairie que ce  palais devrait s'ouvrir en 2014 !

Un doute m'habite.

Personne n'y a pensé, mais si le miracle faisait défaut et que les travaux prenaient du retard, quelles en seraient les conséquences ?

L'inauguration de ce temple de la culture impose la présentation d'une exposition exceptionnelle, et qui dit exceptionnelle dit coût exceptionnel.

N'oublions pas que durant la fermeture de l'actuel musée, les rentrées de fonds feront défaut. Pour autant le compteur des frais de fonctionnement continuera à tourner à toute vitesse : et d'autant plus que les travaux prendront du retard.

Préparer une exposition de prestige, c'est signer longtemps en avance un très coûteux contrat de prêts. C'est retenir des œuvres pour un temps qu'il sera impossible de décaler. 

Qui règlera la note du dédommagement d'une rupture de contrat avec des propriétaires floués ?

Le musée de Pont-Aven a connu au cours de sa courte histoire deux annulations d'expositions : je ne parle donc pas dans le vide.

Il est dit que : jamais deux sans trois, non ?

Il ne faudrait pas sous-estimer ce risque d'une grande probabilité.

Je ne crois pas aux miracles, mais sans miracle, il n'y aura pas de miracle, croyez-moi :

Préparez-vous à casquer : personne ne viendra au secours des pontavénounours en

détresse.

Il y en aura même beaucoup qui en rigoleront aux alentours de la Grande Ville Culturelle.

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L'éveil de l'Aven

Publié le par chercheur d'histoires

"L'éveil de l'Aven"

Jeanot-Mahe-06-2006-copie-1.jpg       

Un deuxième poème d'outre-tombe de JEANNOT ...  

... pour fêter les 4 ans de son grand départ.

" l'éveil de l'Aven "

" L'est rougit, la ria scintille

" Sous le pont, la rivière pétille.

" Les barques, dans le port, nonchalantes se dandinent

" Les ajoncs se vêtent d'or, la haut sur la colline

" Le tic-tac des moulins s'amplifie aussitôt

" Pont-Aven doucement s'éveille dans son berceau.

 

" Le courant paresseux murmure dans le chaos

" quittant comme à regret son doux nid pour les flots

" Les oiseaux gaiement chantent sous la charmille

" et leur progéniture appelle la famille.

" Un coq dans la verdure, lance son cocorico

" Mon dieu comme ça sent bon, Mon dieu que tout est beau.

 

" Une fenêtre s'ouvre, un visage rayonne

" qu'il est splendide ce matin, dans cette vallée bretonne

" ce site merveilleux, ce cadre enchanteur

" pour l'humble mortel, engendre la bonne humeur.

 

" Dans ce monde tourmenté qui s'entredéchire

" où tout un chacun, craint toujours le pire

" ami visiteur, surtout n'hésite pas

" un séjour dans ce lieu, jamais tu ne l'oublieras.

 

                      Jean Yves MAHE

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Jeannot aussi nous a quitté

Publié le par chercheur d'histoires

Jeannot aussi nous a quitté

Jeannot.jpg

Jeannot est mort,

mais tant qu'il y aura des vivants,

le poète vivra.

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A Chacun sa route "

" Mon père était, Hum !

" non, il n’était pas … Vétérinaire.

" Il avait une situation Plus Hautement Placée que ça

" il était plus près du ciel que certains apôtres

" mais oui ! il était couvreur.

" Hélas ! il avait des ardoises partout

" il vivait aux croquets des autres

" il ne lui arrivait que des tuiles

" passant son temps au Zinc

" alors pour la soudure, il fallait être

" sous le tuyau de descente.

       " Un jour, il me demanda

" plus tard, que feras-tu fils ?

" Ben ! comme toi papa.

" Ah non ! il y a eu trop de tués

" dans la famille, en exerçant ce métier

- Ton arrière Grand Père

" dans la cour Corelleau,

- Ton Grand Père, le crâne fracassé

" sur le trottoir, rue du Gac,

- Ton oncle Jos à l’usine Estival.

" Il faut faire autre chose ;

       " Papa, si je montais sur les planches.

" Ah ! non ! Je n’aime pas les gens qui me nuisent.

" si tu fais cela, je porte plainte au parquet.

      "  Et si je faisais boulanger.

" Ah non ! tu vas encore ouvrir ton four

" tu vas être roulé dans la farine

" tu ne feras que des bâtards

" tu vas prendre de la brioche

" et tu te retrouveras dans le pétrin

" Hein ! une bonne pâte comme toi.

        " Mon papa, je ne l’ai pas écouté

" j’ai pris des décharges

" j’ai eu des ampoules dans les mains

" maintenant, je suis au courant

" Je suis électricien

" et, depuis sept ans, à la retraite

" complètement à la masse ;

                     Novembre 1996

                     Jean Yves Mahé : dit Jeannot

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La mort du poète -suite -

Publié le par chercheur d'histoires

La mort du poète - suite -

La fête une fois terminée, la mort reprendra ses droits sur la ville à nouveau endormie.

J'aurai dans la gorge comme le goût amère d'une défaite.

Ma curiosité m'a porté à pousser la porte de la bibliothèque municipale.

J'ai cherché Xavier GRALL : " son univers à travers ses écrits, ses lettres, ses portraits * " 

(* extrait de l'annonce de presse de ce trentenaire)

Bredouille que je fus.

Pont-Aven me désole. 

" Ne crois pas que les morts soient morts,

" Tant qu'il y aura des vivants,

" les morts vivront, les morts vivront.

(extrait de l'allocution de Béla LAZAR à Budapest en 1907 lors d'une exposition d'œuvres de GAUGUIN : voir précédemment sur ce blog)

Quittons Budapest pour Pont-Aven : 

Pays moribond,

Pays des morts-vivants vivant de ses morts.

Imaginez un nouveau Xavier Grall débarquant à Pont-Aven aujourd'hui.

Posez-vous la question : retrouverait-il l'univers de son prédécesseur ? 

GAST NON

Depuis trente ans la ville se décharne. Les passions s'éteignent. La vie se volatilise dans le néant.

Sa mémoire, tout comme celles des humbles ou illustres personnages du pays sont confisquées, puis détournées de leurs identitées pour être exploitées par des usurpateurs, sans connaissance réelle du trésor culturel local, et peu scrupuleux de la réalité historique du pays.

Le seul objectif de ces manants est de se faire-valoir comme seuls détenteurs de ce trésor. Le résultat est catastrophique. Les mémoires se diluent dans de la mélasse touristique.

Leur devise : TOUT POUR NOS GUEULES, RIEN POUR LES AUTRES.

La fête finie : Xavier GRALL : l'échorché vif qui ne supportait pas les dérives     gauguinistes et touristiques de la ville, retournera dans les oubliettes de Pont-Aven. 

Elle était pourtant belle l'occasion de débattre sur la constitution de la  GBMC :

la Grande  Bibliothèque de la Mémoire de la Commune.

( Je ne lacherai pas le morceau)

Dans 20 ans, lors du cinquantenaire de la disparition de Xavier GRALL, la commune aurait pu ainsi fêter dignement la mort du poète au travers de son univers, ses écrits, ses lettres, ses portraits : précieusement conservés dans ce nouveau lieu patrimonial

destiné  entre autres :  aux transferts de mémoires, aux rencontres et aux débats passionnés entre des amateurs d'Arts, d'Histoires et de Belles Lettres.

La résurection de la cité ne passe -t-elle pas par la création de cette GBMC ? Elle apporterait incontestablement de la vivacité à la vie culturelle du Pays.

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