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Le BLOG-NOTES qui dénote (suite)

Publié le par chercheur d'histoires

"Les parkings ne doivent pas servir qu'à se garer"

"Les parkings ne doivent pas servir qu'à se garer"

Le BLOG-NOTES qui dénote (Suite)

Pont-Aven :

"Un Chef tout neuf à la Direction des services administratifs municipaux"

C'est ce que les pauvres idiots : comme moi, des deux villages de Pont-Aven appellent :

"La Valse des responsables"

"Comme ceux des restaurants chics du coin ?" s'exclament  les dessous de table "made in Pont-Aven"  ... aujourd'hui en chômage.

Pont-Aven : 

" Les résidents des "Essentielles" sensibilisés au TRI SELECTIF"

Sensibilisés ? Mais ils connaissent déjà ce qu'est que le tri sélectif  ...

... entre les trois maisons de retraite de la commune, me semble-t-il.

Concarneau :

"Les parkings ne doivent pas servir qu'à se garer"

Et bien, ceux qui pensent cela, n'ont qu'à descendre dans le trou aux amendes de Pont-Aven. Ils apprendront que l'on peut aussi s'en servir pour faire chier et fuir la population locale, mais également faire des heureux en les transformant en terrasses pour touristes de passage éclair.

Et puis : Savent-ils que beaucoup de parkings pontavénains ont été réquisitionnés, pour que le Grand Musée de la Cc'â de Concarneau puisse s'en servir ???

En attendant évidemment que cette Cc'â aménage à Pont-Aven les parkings nécessaires au fonctionnement de  son musée,

... comme l'exigeait strictement les règles d'urbanisme du PLU de Pont-Aven au moment où Daniel Dœuff signa le permis de construire de cet établissement de malheur pour 99% de la population locale. 

Espérons que monsieur le nouveau maire de Pont-aven et son équipe, sauront défendre les intérêts de leur population, un petit peu mieux que les précédentes municipalités, afin que ces parkings soient enfin aménagés par la CCâ ...
... "En dehors des espaces publiques' comme l'exigeait la loi au moment de cette putain de signature.

A moins que monsieur le maire souhaite lui aussi être promu Chevalier de la Légion d'Honneur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Conclusion de cette tirade :

Cette obligation n'est absolument pas caduque. Par contre, il faudrait que la municipalité actuelle agisse au plus vite, afin que les auteurs du délit puissent être poursuivis en justice.

Un délit très gravement préjudiciable pour 99% de la population de Pont-Aven devrais-je peut-être répéter pour que personne ne l'oublie. 

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La photo du jour :

"Les parkings ne doivent pas servir qu'à se garer"

Comment s'appelait déjà le Garde Champêtre de Pont-Aven en 1900 ?

J'ai une question à poser à ce fin connaisseur de Procès-verbaux municipaux.

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Le BLOG-NOTES qui dénote

Publié le par chercheur d'histoires

Pourquoi donc ce fameux fragment du patrimoine local a-t-il été détruit ?

Pourquoi donc ce fameux fragment du patrimoine local a-t-il été détruit ?

Le BLOG-NOTES qui dénote

" Les cigales s'étant régalées tout l'été, se trouvèrent bien dépourvues lorsque les virus sont revenus"

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CC :

"Le maire de Pont-Aven nommé Président des Offices de Tourisme communautaires"

C'est bien, sauf que pendant qu'il sera occupé à ce poste, il ne pourra pas offensivement se préoccuper des misères de sa population locale qui en a pourtant immensément besoin.

Par contre, c'est assurément une "nouvelle" très bonne nouvelle, pour la vingtaine de commerces Ultra-touristiqués du Bled.

On ne prête qu'aux riches : dit-on.

Qu'en pensez vous les pauvres autres 99% de la population ? 

Cela dit, je suis sûr qu'il saura insuffler un peu de mémoire patrimoniale et Culturelle locale : "bien de chez nous" dans l'Office du Tourisme CC'ânisé implanté dans sa commune : 

Une mémoire dont aujourd'hui, il ne lui en reste plus beaucoup.

Comme d'ailleurs pour tout dire, de nombreux élus depuis un bon bout de temps !

Qu'en pensez-vous ? les vrais AMIS de PONT-AVEN et de sa population.

Les questions du jour réservées aux jeunes et aux élus de la paroisse :

Quel est l'endroit de Pont-Aven que la population appelait autrefois "Le P'tit Nice"?

Quel est l'établissement que la population appelait autrefois "Le P'tit Louvre"?

Et, pour qu'ils puissent se rattraper : Où se situe la place que les voyous du coin appelaient autrefois "PIGALE" ?

et qui aurait tout aussi bien pu s'appeler : Le Pigale des Cochons.

A suivre demain

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La photo enquiquinante du Jour :

Pourquoi donc ce fameux fragment du patrimoine local a-t-il été détruit ?

Détruit, 2 ans avant l'annonce de l'aménagement d'une grande Tour de Ba'Belle Angèle à la place de notre Hôtel de Ville,

... sans même que soit consulté le petit peuple pontavéniais !

Ce qui est devenu depuis belle lurette une manie locale.

Ce fragment n'aurait-il pas indisposé les initiateurs de cette Tour ?

Je n'en sais rien. Il faudrait le demander à la mairesse de l'époque, mais moi je ne le peux pas : La pauvre femme n'a jamais réussi à répondre à mes questions enquiquinantes.
Espérons que ce ne sera plus de même avec la nouvelle équipe municipale !

En effet, il me reste des tombereaux de questions de ce type : non résolu, 

pendus sur le bout de la langue.

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1ère commission municipale du marché du Square Botrel (fin)

Publié le par chercheur d'histoires

Non seulement, ça avait de la gueule...

Non seulement, ça avait de la gueule...

Mais en plus, ça nourrissait tout le monde

Mais en plus, ça nourrissait tout le monde

1ère commission municipale du marché du Square Botrel (fin)

Gast ah gast !  Sapristi ! : Une dizaine de participants, ça ne fait pas une douzaine de crêpes ? me dit de là-haut, ma grand'mère "Jeanne la Bonne Crêpe" de la rue du Port.

- - -  Suite  - - -

"Serait-ce le grand retour des Poulguinistes ?" se demandent inquiets les derniers Grands Amis de Pont-Aven et de sa population.

Souvenez-vous : Ces Poulguinistes s'étaient mouillés la chemise jusqu'aux pieds, afin de soutenir fermement la construction du Plus Grand  Musée au monde consacré à l'Ecole de Pont-Aven ! Ce qui m'avait fait à l'époque, péter un plomb...
...  "de ton dentier ?" s'exclame toute contente la CHARLiO'T

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"Arrêtes de nous faire chier sale con" s'exclament les requins du port.

Tu ne vas pas recommencer à nous bassiner les oreilles avec les immenses problèmes de circulation rencontrées par les résidents du quartier du port et de ses environs ...

- Surtout les jours de ces marchés sur les pieds de porcs.

- Surtout lorsqu'ils habitent sur les coteaux de Keramperchec ! 

Cependant, aujourd'hui je ne vais pas m'étendre sur le sujet, ... car il y a de l'encorbellement du tout neuf manoir d'un corbeau perché sur une branche de "Keranperchec" qui fait beaucoup de mal à mon entourage proche.

Et, moi aussi j'ai de l'eau de la fontaine qui me roucoule sur les yeux.

Pour l'instant je ne peux rien dire de plus. 

Attendez donc le  prochain Grand Feu d'Artifice sur le port ....
...  des coulages incessants autant qu'illégaux, de centaines de tonnes de béton !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Conclusion du jour :

Il n'y a pas que les inondations de toutous sur le port, qui foutent la merde sur ce quartier : Croyez-moi.

La démence n'est pas loin, mais les nouveaux  élus vont-ils vouloir ...
... s'en apercevoir

L'avenir à venir nous le dira.

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1ère commission municipale du marché du Square Botrel

Publié le par chercheur d'histoires

Si je me souviens bien ...

Si je me souviens bien ...

1ère commission municipale du marché du Square Botrel

"Tu me prêtes ton canard pour que je puisse moi aussi lire ce troublant article de presse" me demande ce matin la CHARLiO'T

Qu'est-ce qui te trouble ma mignonette ?

Et bien, que vient faire notre Square BOTREL dans l'affaire du marché sur les pieds du Port ?

"Ce n'est tout de même pas notre Vieux Barde barbu qui est responsable du bordel engendré dans le trou de peinturlure lors des bombardements sur le port ?

Des bombardements incessants de masses compactes de toutous durant les merdiques mardis de l'été ???

Vivement que Pont-Aven soit comme ailleurs. C'est-à-dire au moins une fois réellement confinée, ...

... pour leur faire les pieds !

"Depuis longtemps, les pantoufl'arts pontavénounours ont tout l'hiver pour ça" me refait-elle remarquer.

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Que nous apprend l'article en question ?

Extrait : 

"Lancée par la municipalité, cette réunion a permis de nouer le dialogue avec les commerçants et d'évoquer les divers projets pour le marché"

Merci Luc,

Merci de nous avoir présenté un compte-rendu, en résumant au mieux une réunion municipalo-commercialiste.

Une réunion faut-il bien dire, sans le moindre intérêt pour 99 % de la population locale.
Ce petit rien de 99 %, qui n'était pas invité à participer à ce dialogue sans parole pour lui !

Gast ah gast !  Sapristi ! : Une dizaine de participants, ça ne fait pas une douzaine de crêpes ? me dit de là-haut, ma grand'mère "Jeanne la Bonne Crêpe" de la rue du Port.

"Serait-ce le grand retour des Poulguinistes ?" se demandent inquiets les derniers Grands Amis de Pont-Aven et de sa population.

Souvenez-vous : Ces Poulguinistes s'étaient mouillés la chemise jusqu'aux pieds, afin de soutenir fermement la construction du Plus Grand  Musée au monde consacré à l'Ecole de Pont-Aven ! Ce qui m'avait fait à l'époque, péter un plomb...
...  "de ton dentier ?" s'exclame toute contente la CHARLiO'T 

A suivre demain

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la photo du jour :

(déjà publiée ici il y a trois ans)

Si je me souviens bien, ce canon avait été mis en place à l'arrière du port pour faire fuir les habitants : NON ?

Les récents saccages de ce site remarquable aussi : OUI ou NON ?

La stupide dernière réplique du jour de la CHARLiO'T

Non, non, non, ce n'est pas le canon de la Baronne du Port.

Cette excel'mensité pour sa commune n'était pas canon.

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Les journées du Patrimoine : A l'année prochaine ... ???

Publié le par chercheur d'histoires

L'Année 2015 : La sinistre grise pour notre Arbre de la Liberté

L'Année 2015 : La sinistre grise pour notre Arbre de la Liberté

2015 : En couleurs joyeuses, juste avant l'arrivée de la tronçonneuse municipale.

2015 : En couleurs joyeuses, juste avant l'arrivée de la tronçonneuse municipale.

Les journées du Patrimoine : A l'année prochaine ... ???

Georges :  l'ARTISTE majeur de la Cité des Peintres de l'après-guerre :

A-t-il une Œuvre au musée ?

Quelqu'un s'en est-il occupé ?

Et bien NON

Ses talents ne survolèrent-ils pas pourtant au-dessus de la mêlée ?

Et bien SI.

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Conclusion générale de cet article :

La presse nous a informé que ces journées furent une grande réussite au musée :

Avec un millier de visiteurs venus de toute la Bretagne et même de bien plus loin.

Un millier ? :  C'est très peu, mais c'est très bien : Au moins la stricte obligation de ne recevoir au maximum qu'une centaine* de personnes simultanément a été vraisemblablement respectée !

(*300 Max. en principe en période normale)

"Mais alors, pourquoi dis-tu que c'est très peu " me demande la mathématicienne CHARLiO'T

Mais parce que l'entrée était gratuite, et qu'à Pont-Aven il y a 2800 habitants.

"Gast ah gast ! : Encore de la triche ? " 

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"Oui mais : Quoi d'autres pour les pontavénizoniais, pour qui ces journées au musée n'étaient pour eux que du pain quotidien" ? se demande le nouveau maire du pays.

Hélas, rien d'autre que le grand vide patrimonial et culturel dont ils ont appris à faire leur ordinaires 365 jours par an depuis 1985.

Même pas une petite initiative personnelle du précédent Monsieur le Missionnaire de la Culture de la CC'ânerie ? se demandent les membres de la Grande Secte du Christ Jaune, aujourd'hui très CC'ânisées.  

Et moi, l'opportuniste de service, d'interrompre ce bavardage : 

Lui non. Mais il paraîtrait qu'un nouvel élu nous avait préparé une petite surprise patrimonialesque de derrière ses fagots.  

Vous n'avez rien remarqué ? : Vous les non-voyants et peu regardants du coin.

Et bien, la prochaine fois n'oubliez pas de porter vos grosses lunettes lors de vos flâneuses descentes le long de l'Aven !

Si vous ne voyez toujours rien, patientez un peu : Je vous en ferai un dessin dès que possible.

"Un dessin à la manière des journées du Patrimoine à la pontavéniaise ?" se demande inquiet Pépé Gauguin : 

Le spécialiste des chaussées et déversoirs des moulins du port !

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Les photos du jour :

 Je suis CHARLIE :  Oui mais avec de la Liberté d'expressions et d'actions civiques, Culturelles, Patrimoniales, et Républicaines pour tous :

Et avec un peuple non soumis qui aime ça !

"Moi aussi" me dit la CHARLiO'T : "Mais pas à Pont-Aven. Tu ne vas pas faire la révolution tout seul dans ton coin, tout de même ?????????????????????????????????"

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2015. Oui mais cette fois pour seulement quelques brèves minutes d'affichage ???

2015. Oui mais cette fois pour seulement quelques brèves minutes d'affichage ???

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Les journées du patrimoine (suite page 6)

Publié le par chercheur d'histoires

Les journées du patrimoine (suite page 6)

Les journées du patrimoine (suite page 6)

 

Et puis, un matin de 1992, tout s’écroule ! A l’origine, une rumeur : deux fillettes m’accusent injustement d’un comportement équivoque à leur égard dans mon atelier scaërois où viennent joyeusement s’exercer à la poterie les enfants du voisinage. Une plainte est déposée. L’opprobre s’abat sur moi. « Les brav’s gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux ». La partie adverse use d’effets de manche : pour moi tout est perdu d’avance. Je dois quitter Scaër pour apaiser les tensions et m’installe à Quimper, à l’ombre de la prison de Mesgloaguen où l’on m’enferme dès que la nuit tombe. Commence alors pour moi une descente aux enfers où se bousculent solitude, désespérance et dépression. 

 

Privé de mon four, je me consacre essentiellement à la peinture. Orage, Epave, Apocalypse, Blessure, peintures figuratives ou abstraites, aux couleurs primaires, vives et presque agressives, aux lignes cinglantes qui s’entrechoquent, se brisent, tel un frêle esquif que des lames de fond fracassent sur les rochers, toutes crient en silence mes souffrances accumulées. Univers étrange qui inquiète, intrigue, attire… Ma part d’ombre. Je ne cherche pas à séduire. Je ne souffre pas la compromission. La rencontre de l'œil et de l'insolite. On aime ou on n’aime pas ! Seul l’acte créatif est signifiant. J’ai peint les tours anonymes des HLM quimpéroises où j’ai vécu la solitude en groupe, dans le froid exil du monde. La peinture Repentir et ses bouteilles évocatrices exprime cette sombre période. Depuis, j’ai exorcisé mes démons… Le tableau Les louches me restitue à un paisible souvenir d'enfance : la soupe au chou de ma grand-mère. Douce réminiscence qui me redressait du fossé où la vindicte populaire m’avait jeté. Je ne veux plus me rappeler cet enfer… Je m’en suis affranchi. Alors, s’il vous plait, passez votre chemin, il n’y a rien à voir.

 

Nul ne saura rien de moi. Un artiste libre n’admet pas de biographie. Il s’estompe puis s’efface. Et personne n’entend plus jamais parler de lui. Mes œuvres, uniques, se sont dispersées au gré des coups de cœur, éparpillées sur toutes les faces de ce monde, anonymement protégées par des collectionneurs qui les conservent jalousement. Cela me suffit. Cela me plait. 

 

D’aucuns diront que j’ai mal vécu… Moi je sais que j’ai existé. Mieux encore ! Je ne me suis pas contenté d’être : j’ai voulu vivre libre, et j’ai vécu libre ! Seul compte le geste artistique dans l’intensité de son mouvement, dans son instantanéité, dans la beauté de son accomplissement. Foutaise que tout le reste ! On ignorera tout de moi, jusqu’à mon nom. La mort ne transformera pas ma vie en destin ».

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Les journées du patrimoine (suite page 5)

Publié le par chercheur d'histoires

"Le cheval autrement" (Coll. privée. Ne pas exploiter commercialement SVP)

"Le cheval autrement" (Coll. privée. Ne pas exploiter commercialement SVP)

Les journées du patrimoine (suite page 5)

 

                  A l’issu de ce séjour bienfaisant, je regagne mon logis. De 1973 à 1992, je partage mon temps entre Pont-Aven et la campagne scaëroise où j’aime à m’isoler. Le plaisir de créer de mes mains est si exaltant qu’il gomme toutes les servitudes. En moi prime le dessin. Puis vient la terre qui autorise une transparence, une profondeur, une vérité que le papier ne peut donner. La glaise m’a tout révélé. En elle je me suis fondu. 

Mes copains de bamboche ? Toute une équipe de joyeux drilles ! Nous écumons les bars de Pont-Aven et chantons souvent à tue-tête dans les rues jusqu’à pas d’heures, nous attirant la sympathie amusée des villageois complices ou les foudres des bourgeois bien-pensants. A nos côtés, Xavier Grall, Glenmor, Gonzalez, Compard, Even, Pierre-Gilles, Joseph… La dive bouteille inspire notre créativité : lorsque Pierre-Jakez Hélias publie en 1975 « Le cheval d’orgueil », mon pote Xavier lui oppose « Le cheval couché » et moi, sur mes carreaux de céramique, je fais se cabrer « Le cheval autrement ». Nous apostrophons publiquement l’écrivain bigouden ! Entrer en résistance contre la pensée conformiste nous réjouit au plus haut point ! 

De mes amours, vous n’apprendrez rien ; je sais pourtant ce qu’aimer veut dire. Vous trouverez sur mon mur un portrait de femme. Qui est-elle ? Une amoureuse ? Une maîtresse ? Une égérie ? Motus et bouche cousue ! J’ai tout sacrifié à l’art. Un artiste libre se doit de vivre sans entrave, sans contrat ni engagement. J’ai créé des pièces uniques, selon mon inspiration, mes envies, ma fantaisie… A mon rythme, à mon gré.

De Quimper à Menton, de Munich à Nouméa, de Vallauris à New-York, mes céramiques ont connu un franc succès. Mes expositions estivales se sont fidèlement tenues à Pont-Aven de 1949 à 1999. En 1976, au volant de ma guimbarde, je me suis rendu à Antraigues-sur-Volane pour exposer à La Remise. Jean Ferrat et moi avons sympathisé. Au retour, des rameaux de mimosa embaumaient ma voiture ; j’en offrais de pleines brassées à ma voisine de Kergoaler-Dour.

De toujours, j’ai porté grand intérêt à l’expression du sacré. En 1950, je participe à la conception d’une exposition sur les croix processionnaires. S’ensuivent des fresques à caractère religieux, des pierres tombales colorées en céramique, des christs androgynes torturés par des Romains virils… Entre-temps, le Vatican m’achète une peinture à l’huile et une aquarelle.

A suivre demain

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1ère commission municipale du marché du Square Botrel

Publié le par chercheur d'histoires

Si je me souviens bien ...

Si je me souviens bien ...

1ère commission municipale du marché du Square Botrel

"Tu me prêtes ton canard pour que je puisse moi aussi lire ce troublant article de presse" me demande ce matin la CHARLiO'T

Qu'est-ce qui te trouble ma mignonette ?

Et bien, que vient faire notre Square BOTREL dans l'affaire du marché sur les pieds du Port ?

"Ce n'est tout de même pas notre Vieux Barde barbu qui est responsable du bordel engendré dans le trou de peinturlure lors des bombardements sur le port ?

Des bombardements incessants de masses compactes de toutous durant les merdiques mardis de l'été ???

Vivement que Pont-Aven soit comme ailleurs. C'est-à-dire au moins une fois réellement confinée, ...

... pour leur faire les pieds !

"Depuis longtemps, les pantoufl'arts pontavénounours ont tout l'hiver pour ça" me refait-elle remarquer.

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Que nous apprend l'article en question ?

Extrait : 

"Lancée par la municipalité, cette réunion a permis de nouer le dialogue avec les commerçants et d'évoquer les divers projets pour le marché"

Merci Luc,

Merci de nous avoir présenté un compte-rendu, en résumant au mieux une réunion municipalo-commercialiste.

Une réunion faut-il bien dire, sans le moindre intérêt pour 99 % de la population locale.
Ce petit rien de 99 %, qui n'était pas invité à participer à ce dialogue sans parole pour lui !

Gast ah gast !  Sapristi ! : Une dizaine de participants, ça ne fait pas une douzaine de crêpes ? me dit de là-haut, ma grand'mère "Jeanne la Bonne Crêpe" de la rue du Port.

"Serait-ce le grand retour des Poulguinistes ?" se demandent inquiets les derniers Grands Amis de Pont-Aven et de sa population.

Souvenez-vous : Ces Poulguinistes s'étaient mouillés la chemise jusqu'aux pieds, afin de soutenir fermement la construction du Plus Grand  Musée au monde consacré à l'Ecole de Pont-Aven ! Ce qui m'avait fait à l'époque, péter un plomb...
...  "de ton dentier ?" s'exclame toute contente la CHARLiO'T 

A suivre demain

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la photo du jour :

(déjà publiée ici il y a trois ans)

Si je me souviens bien, ce canon avait été mis en place à l'arrière du port pour faire fuir les habitants : NON ?

Les récents saccages de ce site remarquable aussi : OUI ou NON ?

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Les journées du patrimoine (page 4)

Publié le par chercheur d'histoires

A droite Arsène LE SELLIN (Pépé Le Sellin)

A droite Arsène LE SELLIN (Pépé Le Sellin)

Les journées du patrimoine (page 4)

                     Georges développe alors sa propre technique picturale : la grisaille. Une mise en œuvre d’un camaïeu dont l’éventail s’étend du blanc au noir, en passant par le crème et le gris.

Appliquée à l’émaillage de la céramique, cette grisaille devient sa spécificité, sa marque

de fabrique, sa signature.

 

Les thèmes d’inspiration ? La nature et l’animal sous toutes leurs formes : oiseaux réels ou imaginaires, poissons fantastiques, souches et arbres tortueux, plantes et légumes verts, fleurs naturelles ou exotiques, natures mortes, mais aussi portraits, scènes religieuses ou de genre, tels ces éphèbes à la Cocteau s’enroulant lascivement autour de hauts vases élancés…

 

Qui peut en déduire que l’artiste s’est servi d’une lame de rasoir pour obtenir les effets d’ombre et de lumière ? Comment deviner que c’est par « grattage » du noir dont il a recouvert initialement la pièce d’argile qu’il est parvenu à cet effet de « grisaille » ? Il utilise l'aplat, à la manière des vases grecs décorés en monochrome noir.

« Cela n’intéressera personne d’apprendre que j’ai exposé en 1955 au premier festival international de la céramique, à Cannes, ou bien qu’en 1958 j’ai lié amitié avec Picasso qui exposait à mes côtés. Je lui soufflai un jour de dire à André Malraux : « J’ai fait des assiettes, on peut manger dedans ». Je n’avais pas attendu le Maître pour prêter à la céramique artistique un usage utilitaire quotidien : mes services de table se vendaient comme des galettes à Pont-Aven et sur les marchés avoisinants. Même Ducretet-Thompson et Martini m’avaient passé commande. En être réduit à vendre de la vaisselle ! Percevez-vous ma déchéance ? Le bienveillant génie de la liberté m’incita à larguer les amarres avant que je ne trébuche dans les rets du mercantilisme et perdre ainsi mon âme.

En 1971, plein cap vers les mers du sud, j’ai jeté l’ancre dans un lagon près de Nouméa. Sans imiter ni vouloir me démarquer de quelque autre, n’ayez crainte : je ne suis point homme sous influence ! Sans doute fallait-il atteindre le bout de la terre pour prendre conscience de sa rotondité… Nulle intention de vouloir vendanger, comme dit si bien Baudelaire, « les fruits miraculeux dont notre cœur a faim, ni m’enivrer de la douceur étrange de cette après-midi qui n'a jamais de fin ! ». Les raisons de mon départ étaient plus prosaïques : je m’ennuyais à Pont-Aven. Il me fallait plonger dans l’inconnu pour trouver du nouveau. La Nouvelle-Calédonie m’offrait deux années prometteuses : j’y enseignais le dessin et m’initiais à l’art canaque. Je poussais jusqu’à Sydney et Melbourne pour y exposer mes céramiques. Oui ! Mon four m’avait suivi dans mes pérégrinations outre-mer. Il faut que j'aille au bout du monde
Pour savoir si la terre est ronde Il faut que j'aille au bout du monde
Pour savoir si la terre est ronde Il faut que j'aille au bout du monde
Pour savoir si la terre est ronde

A suivre demain

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Les journées du patrimoine (page 3)

Publié le par chercheur d'histoires

Georges (Collection privée. Ne pas exploiter cette photo commercialement SVP)

Georges (Collection privée. Ne pas exploiter cette photo commercialement SVP)

Les journées du patrimoine (page 3)

SVP Monsieur Jean-Yves KERZULLEC, racontez-nous la Belle Histoire que vous avez écrite sur notre ami Georges :

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« La liberté, Sancho, est un des dons les plus précieux que le ciel ait fait à l’homme. Rien ne peut l’égaler, ni les trésors que recèle la terre, ni ceux que dissimule la mer. Au nom de la liberté, tout comme nom de l’honneur risquer sa vie est une possibilité et un devoir ; à l’inverse, l’emprisonnement est le plus grand des maux qui puissent atteindre l’homme. »

Miguel de Cervantes (1547-1616), L’ingénieux hidalgo don Quichotte de la Manche, tome II (1615), chapitre 58.

Un artiste libre

« Un artiste libre n’admet pas de biographie ! » se répétait Georges O. sur son lit de souffrance, à l’hôpital Laënnec de Quimper. Il savait sa mort prochaine. Le printemps 2004 fleurissait de jaune la campagne bretonne.

 Georges O. aurait voulu jeter un voile sur son enfance mais il ne pouvait ôter de sa mémoire cette nuit de 1937 – il avait à peine 9 ans – quand son grand-père maternel, pépé Le Sellin, avait fait irruption dans sa chambre de Pont-Aven pour lui chuchoter, tremblant de chagrin : « Lève-toi, Georges… Suis-moi. Il va falloir te montrer courageux… Ta maman se meurt d’une leucémie… Viens lui dire adieu, vite ! ».

Il aurait préféré taire l’hiver 1938 passé dans la caserne de Montigny-lès-Metz où avait été muté son aviateur de père. La présence protectrice de « Vonnic », sa grande sœur, l’avait aidé à accepter la naissance de Paul, leur demi-frère, mais les constantes remontrances d’une belle-mère revêche l’avaient conduit au mutisme. Son père avait alors jugé préférable que les deux aînés retournent vivre dans la ville des meunières, au sein de la famille Le Sellin.

Georges se réfugiait dans le dessin. Lui seul savait que son maître d’école le félicitait régulièrement pour ses beaux croquis au crayon gris. Animaux et oiseaux se côtoyaient dans la pénombre des sous-bois qu’il aimait arpenter, solitaire, tandis qu’au loin tonnait le canon. Un coup de crayon précoce, servi d’un goût affirmé pour la peinture, avait ouvert au jour de ses dix-sept ans les portes de l’atelier parisien de Paul Colin, célèbre affichiste, peintre et graphiste de l’époque.

Georges passait sous silence ses frasques nocturnes dans le joyeux Saint-Germain de l’après-guerre. Avec Colin et ses camarades délurés, il avait été à bonne école, de jour comme de nuit, quatre ans durant. Puis, sagement, il était retourné à Pont-Aven vivre auprès des siens une bohème raisonnable.

Pendant deux ans, Georges avait fréquenté les ateliers de faïence de la manufacture Keraluc, à Quimper. En 1951, à la mort de ses oncle et tante, devenus ses parents adoptifs, il avait hérité d’un magasin au centre de Pont-Aven sitôt transformé en atelier de faïence. L’aspect éminemment technique de la céramique entravait sa soif de création car il ne dominait pas du tout cet art. Ce support ne parvenait pas encore à lui procurer la même satisfaction que le dessin sur papier. Chez Keraluc, il découvrit la liberté d’expression et d’expérimentation requise. Fort de cette technique désormais maîtrisée, il pouvait poursuivre en solitaire sa vie d’artiste libre.

 

A suivre demain

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