En 1998

Publié le par chercheur d'histoires

En 1998

En 1998, je commence à mettre mon grain de sel dans les dysfonctionnements de la politique communale - à la " Rivet " - à  Pont-Aven. Je prends ainsi la relève des traditionnels râleurs locaux, en m'exprimant à mon tour dans la presse.

Le 1er avril 2001, je m'insurgeais sur

"La banalisation des rues de la ville" 

Je précisais que : 

" Dans le cadre des objectifs de "l'association le carré long que j'avais crééeje m'intéressais de près à l'histoire des habitants en orientant mes recherches sur ce qui est délaissé, oublié, parfois renié " 

Je n'ai pas changé d'un pouce ces orientations.

Les travaux de réfection de la rue du Gl De Gaulle se terminaient.

J'écrivais :

" Les travaux menés rue du Général De Gaulle, en effaçant les traces de son passé, banalisent un peu plus une commune qui devrait, au contraire, sauvegarder l'essentiel de son patrimoine historique. Pont-Aven a une grande ambition : elle se veut ville d'art et d'histoire de renommée internationale ... La réalité est qu'elle a été pillée depuis longtemps de tous ses trésors artistiques. Cependant, si les œuvres picturales ne sont plus ici, il lui reste un site aux  paysages exceptionnels à ne pas en douter, qui ont tant impressionné les artistes. C'est du sacrilège que de les détruire ... Dans un espace historique aussi riche, chaque lieu, chaque rue, doit suggérer ou raconter sa propre histoire à qui veut bien l'entendre ...

Le musée communal a un rôle important de mémoire. Cependant, la vie culturelle des habitants est en dehors de cet établissement : dans les rues, derrière les portes, dans la rivière, dans la campagne environnante."

J'ajoute aujourd'hui : dans ses pathétiques ruines.

Je poursuis :

" Les travaux réalisés rue du Gl de Gaulle ont eu pour effet d'effacer sa mémoire. C'est une erreur, celle de la rationalisation outrancière de cet espace.
Prenons l'exemple le plus frappant, le plus scandaleux : celui de l'ancien jardin Correlleau transformé en stationnement : militairement aménagé. Dans cette rue, tout est peut-être  aujourd'hui rationnel mais plus rien n'est harmonieux.  Elle est devenue monotone, sans histoire. La ville plonge ainsi  petit à petit dans les banalités à la mode. Cela est sans doute acceptable ailleurs, mais sûrement pas dans le centre historique de Pont-Aven "

--------------------------------------------------------------------------------- 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article