Il peut être très instructif de lire la bonne presse (2/3)

Publié le par chercheur d'histoires

Il peut être très instructif de lire la bonne presse (2/3)

Mon commentaire :

Vous vous demandez : quel est le rapport entre le marché mondial de l'art contemporain et Pont-Aven ? Aucun évidemment. Mon propos est ailleurs sans pour autant être hors sujet.

Jusqu'au milieu des années 1980, et depuis un siècle et demi,  Pont-Aven était reconnu "haut lieu de la culture picturale en Bretagne"Depuis les premières années du XXe siècle, cette reconnaissance n'est plus attribuable au talent ou génie de ses peintres vivants, mais à l'esprit et l'atmosphère culturels particuliers des lieux dans le domaine pictural.

J'ai connu les dernières décennies de cette époque emblématique.

Elle se résume en trois chapitres :

Le PUBLIC  - Les peintres - les lieux de rencontres et de débats. 

- Je ne vais pas revenir sur les mythiques lieux de rencontres et de débats de Pont-Aven dont j'ai déjà, à plusieurs reprises, évoqué l'histoire. Je rappelle toutefois que mes réflexions sur le sujet m'ont porté à proposer sur ce site, la création d'une Grande Bibliothèque : " un cabinet de curiosités et de réflexions * " ouverte  et dirigée par une ou des associations culturelles locales, (par un public passionné de culture locale) libres de toute contrainte institutionnelle.

* aux prolongements palpables dans les rues, les commerces, et les galeries du centre historique de la ville. Un nouveau lieu de rencontres et de débats venant compenser la disparition des précédents, et destiné à un PUBLIC en recherche d'initiation  et de connaissances "pontavénistiques" comme autrefois.

- Il n'y a pas lieu de se vanter de l'héritage pictural que les peintres du XXe siècle, ayant séjourné à Pont-Aven, ont légué au pays. Il reste globalement dans le domaine de la banalité et, en ce début de XXIe siècle, la situation ne s'arrange pas. Bien au contraire.

Par contre, le lien et l'osmose entre ces trois composantes ont apporté à la cité, jusqu'aux débuts des années 1980, une force culturelle unique en Bretagne. Le creuset de cette force ayant pour fondement le caractère original du pays, c'est-à-dire :

" un pays naturellement propice à l'art".

Serait-ce trop dire que de qualifier cet ancien Pont-Aven de paradis culturel ?

Depuis ces années, Pont-Aven  s'est institutionnalisé, perdant très rapidement son caractère initial.

On ne pense plus PUBLIC mais TOURISTES. 

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