Les fossoyeurs : 1/3

Publié le par chercheur d'histoires

Les fossoyeurs : 1/3 

Nous sommes au bord du gouffre en Europe : je n'apprends rien à personne, mais à Pont-Aven, il y a les fossoyeurs de la commune qui s'acharnent à creuser le trou. 

Nous revoilà à l'époque de l'après-guerre où fleurissaient un peu partout des cités d'urgence de relogement des sinistrés.

La municipalité vient de décider précipitamment de rebaptiser la cité Julia en cité d'urgence. L'opération va lui permettre d'y fourguer la mairie et tout ce qui va avec : les activités ludiques et culturelles des habitants incluent dans le paquet.

La conversion de l'ancienne école laïque est nécessaire : bien entendu, mais pas d'une manière aussi ridicule que détestable.

Je pensais que le pire du pire avait été atteint à Pont-Aven, et bien non.

Il y a quelques mois, l'adjoint à l'urbanisme déclarait que "le futur de la commune ne pouvait s'envisager qu'à l'ouest de la ville". Jusque-là je partageai son avis, mais alors : pourquoi faire le contraire aujourd'hui en chassant la vie locale vers l'Est de la commune afin de vider son centre de ce qui lui reste (pas grand chose : certes) de vitalité ?

J'observe avec stupeur que Pont-Aven vit un film d'horreur muet mais que personne ne bronche. L'enfer est transféré aux prochaines générations.

Pendant ce temps, les gouttes nocives du goutte-à-goutte se répandent sur la ville endormie.

Je suis horrifié de constater que des élus, incapables de réfléchir et aussi peu crédibles, puissent orchestrer un démantèlement aussi radical et démentiel de la ville.

Je suis hors de moi.

Je dois modérer mes propos pour que ce blog puisse survivre mais, compte tenu de la gravité de la situation le mot salopar't n'est pas trop fort pour exprimer mon sentiment envers les comploteurs du désastre annoncé ici.
Souvenez-vous : il y a à peine un mois, ces pouilleux osaient présenter à la population un projet architectural et paysager de la ville conçut soi-disant pour les 20 ans à venir !

Le futur de la mairie ne devait-il pas être au centre de la réflexion

de ce projet ?

Il y en a qui prennent leurs ouailles pour des demeurés en les traitant comme du bétail d'abatage. 

--- A suivre demain ------------------------------------------------------


 


 

 

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