Quel luxe ! (3/3)

Publié le par chercheur d'histoires

Quel luxe ! (3/3)

Je lisais dans une presse "indépendante, spécialisée en matière de patrimoine" du 14 avril dernier, un article intéressant sur ce type d'opérations "seniors" en plein boom en France.

" Les cheveux des Français blanchissent"

Je résume à ma façon cet article.

Nous savons tous que l'un des futurs problèmes majeurs du pays est à résoudre dès aujourd'hui : trouver une solution qui réponde aux besoins croissants de financements des établissements d'hébergement des personnes âgées dépendantes. Pont-Aven : cité de vieux, est particulièrement concernée par cette problématique il me semble.

Les résidences de luxe pour seniors, qui poussent comme des champignons depuis quelque temps, ne répondent pas à ce problème crucial de dépendance.

Elles sont destinées - si l'on croit la publicité qui y est consacrée - " à des retraités actifs et non dépendants ".

L'âge moyen des résidents serait de 65 ans d'après ce que nous pouvons parfois lire dans les annonces commerciales. Ce qui est un argument totalement farfelu car dans 20 ans tous ces résidents auront 85 ans !

De plus, le principe général du concept est " de commercialiser ces logements dans le cadre de programmes neufs à destination d'investisseurs qui achètent leur bien en vue de le louer avec un avantage fiscal à la clé ". Avantage lié à des contraintes qui peuvent être parfois difficiles à respecter.  Il faut être sûr de trouver des locataires, mais comment l'être lorsque l'opération est exclusivement destinée à des personnes fortunées qui peuvent parfaitement assurer leur avenir autrement que dans des centres spécialisés ?

Ce que nous apprenons également dans l'article  est que " les prix de vente de ces logements sont généralement supérieurs de 10 à 15% par rapport à ceux du marché immobilier classique ". Dans ces conditions que devient l'avantage fiscal ?

Le dernier point que j'aborderai n'est pas des moindres. Ces résidences - toutes sécurisées ! - bénéficient de services et d'activités dont les frais de fonctionnement sont particulièrement coûteux. Je comprends qu'à 65 ans, cela puisse être agréable pour ceux qui ont les moyens de les financer, mais à 85 ans, les activités misent à la disposition des résidents des MAPA seront peut-être mieux adaptées à leur âge, non ?

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