Un cri d'alarme

Publié le par chercheur d'histoires

 

UN CRI D’ALARME

 Tous les ans et inlassablement depuis 15 ans, je lance – en vain - un cri d’alarme dans le presse sur l’état de plus en plus critique des ruines du manoir de Rustephan à Nizon.

(depuis deux ans, seul Ouest-France donne une suite à ma demande)

J’ai multiplié des actions dans tous les sens pour alerter les élus, mais aucune n’a ébranlé les municipalités successives de Pont-Aven, pourtant directement et seules responsables du sort de ce monument historique en grand péril.

La Bretagne est très riche de son patrimoine architectural, mais rien dans toute la diversité de ce patrimoine, n’a d’équivalent avec ces célèbres et tragiques ruines. Depuis au moins trois siècles, le manoir d’origine ne connaît que destructions et pillages de ses pierres. Mais force est de constater avec respect que, de nos jours, les majestueuses ruines de cet ancien édifice du début de la Renaissance (1480) résistent toujours courageusement. S’il est vrai qu’il ne reste plus que deux fragments de l’ensemble (1/10e du tout : ce qui est peu), ils portent en eux un immense potentiel de rêve et d’émotion qui attire irrésistiblement des visiteurs passionnés d’Histoire et de vieilles pierres enchantées. L’erreur souvent commise est d’imaginer la reconstruction de l’édifice alors que se sont les ruines, en tant que telles, qui possèdent une force indescriptible comme l’avait exprimé l’historien CAMBRY en 1794.

Elles sont la plus ancienne et plus belle page de l’histoire des habitants de la commune.

 Des proches voisins m’ont signalé que depuis quelque temps, ils entendent régulièrement

des pierres tomber du haut de l’édifice.

C’est nouveau et très inquiétant à ce rythme soutenu.

À chaque poussée de vent, le hurlement sourd et lugubre des murs qui tremblent s’amplifie inexorablement.

Il y a danger en la demeure. Grand danger pour le public qui fréquente les lieux. Grand danger pour la survie de ce petit bout de choux du patrimoine architectural breton : le chouchou des anciens habitants de Pont-Aven, de Nizon et d’ailleurs, considéré aujourd’hui par les décideurs de la commune comme un vulgaire tas de cailloux : je ne cesse de le répéter.

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